Dans la messagerie privée de N’zui manto, lanceur d’alerte devenu la voix des sans voix, des sapeur-pompiers dénoncent leur chef. Ce sont plus exactement des jeunes soldats du corps national de sapeur-pompiers. Ils estiment que seule la source citée peut les sortir de problème.
Nous avons un chef tyran, le Lieutenant Avom Lazare Bertin. Nous les personnes sous ses ordres, sommes victimes du harcèlement sexuel de sa part et à cause de cela, l'une de nous a été emprisonnée à sept mois de prison ferme à la prison centrale de Bertoua car elle en a eu marre.
C’est une femme mariée, elle n'a pas voulu expliquer à son homme les abus, de peur qu'il le prenne mal. Elle a tenté de tirer sur lui dans son bureau avec une arme étant sentinelle. Heureusement, d'autres camarades l’ont empêchée en lui disant que ce n'est pas la solution.
Le Lieutenant a fait venir la gendarmerie pour l'entendre et elle a pris sept mois. D'autres parmi nous vivons la même situation de harcèlement. Depuis trois ans qu’il est nommé à ce poste, nous avons au total six militaires du service qui ont fait la prison (cinq hommes et une femme).
Actuellement, il y a un soldat toujours en prison et le dernier est sorti il y a trois mois environ. Il nous met en cellule et nous punit à tout moment pour des fautes normalement blâmables et encore il le fait toujours sans raison valable.
Nous n'avons pas de paix, il envoie les militaires dans les brousses de l'Est pour garder les Chinois et ne paie même pas le un cinquième de ce que les Chinois lui reversent. Par militaire, il a environ 800 000 francs et ne donne que 70 000 francs aux concernés qui y dorment jours et nuits pendant des mois avec tous les dangers.
Il est à noter que ce trafic a été interdit par la haute hiérarchie du ministère de la Défense, mais à Bertoua, le chef continue d'envoyer les éléments sous peine de menaces pour celui qui refuse.
N'zui Manto a relayé le témoignage ou plutôt le message de dénonciation. Reste à voir ce que feront les autorités responsables.