Cameroun : une liste des prévaricateurs du pays a fuité

PAUL BIYA Alexis Dipanda Mouelle Prévaricateurs de la fortune publique

Mon, 22 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

C'est un secret de polichinelle, plusieurs autorités mettent la main dans la caisse noire, lequel argent il utilise pour leurs propres réalisations afin de se mettre à l'aise et assurer l'avenir de leurs enfants. Les classements internationaux des pays dans lesquels la corruption et le détournement de fonds publics sont présents parlent tous du Cameroun à un moment donné.

C'est un fait, entre les mailles des tribunaux et les cris d'indignation de la société civile, la lutte contre le vol et l'accaparement des biens de l'État reste l'un des plus grands chantiers sur lesquels n'avancent pas le pays.

À Yaoundé, le terme prévaricateur renvoie immédiatement à une personne investie d'une charge publique qui détourne les ressources de l'État à des fins personnelles.

Des infrastructures routières surfacturées aux budgets de grands projets évanouis dans la nature, la corruption systémique freine le développement d'une nation pourtant riche en talents et en ressources.

L'écrivaine Calixthe Beyala s'en offusque assez régulièrement. Elle rappelle à des occasions précises que la richesse du pays appartient à tous les Camerounais et non à des minorités privilégiées.

Le Tribunal criminel spécial (TCS), pourtant le bras armé de la justice, n'arrive pas vraiment à leur faire peur. Cette juridiction d'exception voit passer de hauts commis de l'État, des directeurs généraux d'entreprises publiques et même d'anciens ministres, qui sont fautifs, mais jamais véritablement punis.

Dans cet article, nous nous consacrons plus aux prévaricateurs fonciers de la ville de Maroua. Une liste a été publiée par le confrère Boris Bertolt. Les titres fonciers sont en leurs noms ou prête-noms.

Il s'agit de Midjiyawa Bakary, le gouverneur de l'Extreme-Nord, 46 titres fonciers. On parle aussi de Jean Marc Ekoa Mbarga, préfet du Diamaré, 34 titres fonciers. Sali Babana est également concerné, il s'agit du maire de la ville Maroua, 23 titres fonciers.

Deux autres noms sont Salatou Baba, le procureur général de l'Extreme-Nord qui a 17 titres fonciers et le Colonel Mohammadou Youssoufou qui a 6 titres fonciers, la liste est non exhaustive.

Maintenant qu'ils sont à découvert, l'autorité va-t-elle se pencher sur leur cas ? Pour la plupart de ces titres, il s'agit de vastes espaces, des terrains bien situés qu'ils n'auraient pas pu payer avec leur propre argent, compte tenu de leur salaire officiellement connu.

Source: www.camerounweb.com