Des sources évoquent 400 millions Fcfa seulement pour le carburant
L’Agence des normes et de la qualité (ANOR) fait face à des critiques internes concernant sa gestion administrative, financière et des ressources humaines. Des employés et sources internes s’interrogent notamment sur certaines dépenses liées au carburant, aux séminaires et aux activités institutionnelles, ainsi que sur de possibles avantages accordés à des proches de la direction.
L’Agence des normes et de la qualité (ANOR) fait l’objet de critiques et d’accusations formulées par certaines sources internes qui dénoncent des dysfonctionnements dans la gestion administrative et financière de l’institution.
La direction générale par intérim, Chantal Andely Andely serait confrontée à des interrogations concernant l’utilisation de certaines lignes budgétaires, notamment celles relatives au carburant et à l’organisation d’activités institutionnelles. Des sources évoquent 400 millions Fcfa seulement pour le carburant. Une situation qui soulève des questions au regard du parc automobile de l’établissement et de l’absence présumée de véhicules de fonction attribués à certains responsables.
D’autres allégations portent sur l’organisation de séminaires, ateliers et activités institutionnelles. Des employés interrogés estiment que les dépenses engagées dans le cadre de ces événements devraient faire l’objet d’une plus grande transparence. Ils évoquent également de possibles avantages financiers qui auraient été accordés à certains collaborateurs proches de la direction générale dont un certain Jean Pierre Foka sans toutefois produire publiquement de documents permettant de corroborer ces affirmations.
La gestion des ressources humaines est également pointée du doigt par plusieurs sources. Celles-ci dénoncent ce qu’elles considèrent comme des promotions contestées, des nominations reposant davantage sur des considérations personnelles et tribales que sur les compétences professionnelles, ainsi qu’un accroissement du personnel rattaché au secrétariat général de la direction.
Les mêmes sources critiquent par ailleurs le climat de travail au sein de l’institution. Elles évoquent des pratiques qu’elles assimilent à du favoritisme dans certaines décisions administratives et s’inquiètent des conséquences que ces méthodes pourraient avoir sur les performances de cet organisme stratégique chargé de la normalisation et de la promotion de la qualité au Cameroun.
Face à ces allégations, plusieurs observateurs estiment qu’un audit indépendant ou un contrôle des instances compétentes pourrait permettre de clarifier la situation et de répondre aux préoccupations exprimées par certains employés, tout en préservant la crédibilité de cette institution publique.
Boris Bertolt