'Depuis qu'il est là-bas, qui lui demande un audit ?'
Les affaires de faux décrets présidentiels ne sont pas nouvelles au Cameroun et plusieurs épisodes passés illustrent ce qu’on peut présenter comme des luttes d’influence au sommet de l’État. Selon Salomon Bienvenu Ntsama Enyegue, le pouvoir réel ne serait pas exercé uniquement par le président Paul Biya, mais par des réseaux occultes liés à des intérêts extérieurs.
Dans les années 92-94 alors que M. Joseph Owona de regrettée mémoire était alors SGPR (Secrétaire Général de la Présidence de la République), qu'il s'était décidé à servir à M. Gervais Mendo Ze de regrettée mémoire lui aussi, un vrai-faux décret qui consistait à démettre ce dernier de ses fonctions.
L'ancien SGPR avait alors pris sur lui de faire lire à l'ancien directeur général de la CRTV lui-même à 17 heures, un décret visiblement signé du Président de la République qui mettait fin à ses fonctions, alors que Biya était à Genève comme c'est le cas aujourd'hui.
Biya saisi par ce dernier au téléphone, il lui avouera qu'il n'en est rien.
Sous son même magistère, un de ses ministres s'était retrouvé à Nkondengui, placé par ses mêmes réseaux, avant qu'il ne regagne le chez lui quelques temps après qu'il ait été informé de la situation.
Dans un ramassis, il se dit qu'Obouh Fegue l'ancien patron de l'eau potable alors qu'il avait été convié à un audit, qu'il lâcha sans ambages que : << DZÉ BÉN BIYA Â NDEUGLEU BÔT É DZÆM BE AUDIT ALORS NE BEU NGUEU KÂT NÄ MEUH ME BEULEU MENDZIP GNÈ À BEULEU ITOURI. NTIÉ À NEUH À NE WOUÉ, ZEUH À SILLI GNÈ AUDIT ? >> .
Traduction : << Pourquoi Biya dérange les gens avec les affaires d'audits, alors qu'on avait dit que c'est moi qui ai l'eau, et lui Étoudi. Depuis qu'il est là-bas, qui lui demande un audit ? >>.
Pourquoi faisons-nous tous ces parallèles ?....
Tous simplement pour dire à l'opinion que les collaborateurs directs de M. Biya savent que c'est pas lui qui dirige le Cameroun mais, une force au-dessus de lui, cette force par laquelle il avait été choisi pour défendre les intérêts de ceux qui la manipulent, et qui se chargent de temps à autre à mettre hors d'état de nuire, ses potentielles menaces qu'elle-même fabrique, pour le rendre d'avantage docile.
Cette force qui aurait fait croire à M. Marafa Hamidou Yaya qu'il était devenu assez puissant en l'agitant comme un épouvantail d'options avant de le lâcher comme du n'importe quoi, ou des sous-forces endogènes comme celles qui ont trompé Edgar Alain Mebe Ngo, la même qui par la voie de SOROS et de la famille CASTEL aurait trompé en 2018, M. Maurice Kamto avant de le lâcher à la dernière minute.
La même qui trompe aujourd'hui M. Ferdinand Ngo Ngo (tombeur apparent de Mebe Ngo), Mme Nathalie Moudiki, M. Oswald Baboke qui lui-même trompe Samuel Eto'o fils.....Et on en passe (La fin sera la même jusqu'à l'avènement de la véritable souveraineté).
Ce qu'il se passe aujourd'hui n'est pas un évènement anodin, mais : un pavé que l'un des réseaux interne au système bidon de la France Afrique dont Biya sert de pantin, jeté dans la mare, pour tester la température avant de porter le coup final.
C'est donc la énième occasion pour les camerounais de comprendre que jusqu'à ce jour en 2026, le destin du Cameroun et le leur se joue non pas dans la souveraineté populaire, encore moins à l'intérieur de nos frontières, mais, plutôt ailleurs, dans des lieux sombres très cyniques, en France, pourquoi pas en suisse, là où Biya aura passé plus de temps en 44 ans qu'à l'intérieur de son soi-disant pays le Cameroun, un pays qui lui a pourtant tout donné.
Le mépris avec lequel le régime de Biya travesti les textes et la procédure ne saurait provenir de la seule volonté de ce régime, mais, d'une entité sournoise bien dissimulée qui n'a aucunement rien à foutre de la sensibilité des camerounais.
Salomon Bienvenu Ntsama Enyegue