Les relations entre les journalistes Ernest Obama et Bruno Bidjang se sont sérieusement détériorées. Selon des informations relayées sur les réseaux sociaux, Bruno Bidjang aurait menacé son confrère d'une « fin prochaine à la Martinez », en référence à l'assassinat du journaliste Martinez Zogo en janvier 2023.
Ernest Obama, journaliste et présentateur, a affirmé en direct à la télévision avoir reçu un message de menace de la part de Bruno Bidjang. Il aurait également averti son épouse que si quelque chose lui arrivait, il faudrait en demander des comptes à Bidjang. L'inquiétude est d'autant plus grande que la référence à Martinez Zogo, assassiné il y a trois ans, résonne comme une menace de mort voilée dans un pays où l'assassinat d'un journaliste reste une blessure ouverte.
Des alliés d'hier devenus rivaux
Pourtant, il y a quelques mois, les deux journalistes, anciens de Vision 4, étaient sur le même front. Accompagnés de Raoul Bia, ils défendaient ensemble le président Paul Biya lors de la campagne pour l'élection présidentielle. Une unité de circonstance qui a volé en éclats.
Aujourd'hui, c'est le « cas Eto'o » qui les divise. Ernest Obama, ancien proche de Samuel Eto'o, aurait pris ses distances avec le président de la Fécafoot. Bruno Bidjang, de son côté, a reçu sur son plateau le politologue Mathias Eric Owona Nguini, dont les propos sur la gestion des Lions Indomptables ont suscité de vives réactions. Ce serait précisément cette invitation qui aurait déclenché la colère de Bidjang contre Obama.
Cette affaire illustre les tensions croissantes qui traversent le microcosme médiatique camerounais. Les journalistes, longtemps unis dans la défense de certaines causes, se déchirent désormais sur des questions politiques et sportives, avec des menaces qui dépassent le cadre du simple débat d'idées.
En évoquant le nom de Martinez Zogo, Bruno Bidjang aurait franchi une ligne rouge. La référence à ce crime non élucidé, qui continue de hanter la profession, transforme une simple querelle entre confrères en affaire d'État. L'opinion publique camerounaise attend désormais des réactions des autorités et des organisations de défense de la liberté de la presse.