Martinez Zogo ne doit pas mourir deux fois

MARTINEZ ZOGO SNJC Image illustrative

Sun, 28 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

Invité de l'émission Canal Presse sur Canal 2, Me Claude Assira, avocat de la Direction générale de la recherche extérieure (DGRE) dans le procès de l'assassinat de Martinez Zogo, a livré une déclaration empreinte d'émotion et de gravité. Il a appelé à la prudence et à la manifestation de la vérité, tout en rappelant le caractère odieux du crime commis contre le journaliste.

« Il ne faut pas oublier que nous avons assisté là à un crime odieux, qui je pense, dans les annales des histoires criminelles il ne doit pas y en avoir beaucoup », a déclaré Me Assira, faisant référence à l'assassinat du journaliste Martinez Zogo, enlevé le 17 janvier 2023 et retrouvé mort, atrocement mutilé, deux jours plus tard .

L'avocat a souligné le caractère particulièrement inhumain du crime : « Martinez Zogo a été tué dans des conditions d'une parfaite inhumanité, une véritable bestialité. »

Me Assira a appelé à ce que la mémoire du journaliste disparu soit respectée. « Martinez Zogo ne doit pas mourir deux fois. Il a été tué dans des conditions d'une parfaite inhumanité. »

Il a rappelé les limites de la justice, tout en insistant sur son objectif essentiel : « Malheureusement tout ce que nous pourrions faire ne sera pas de nature à contribuer à ce qu'il soit ressuscité. Mais au moins, que les auteurs puissent être connus et identifiés. »

Un appel à la prudence et à la manifestation de la vérité

L'avocat a invité les différents acteurs du procès à la prudence. « C'est la raison pour laquelle j'inviterais tout le monde à être aussi prudent que possible. » Il a souligné le rôle essentiel des journalistes, des avocats et des comptes rendus d'audience dans la manifestation de la vérité.

« Ceux qui peuvent aider, la présence des personnes, des journalistes, les comptes rendus qui sont faits et le travail des avocats en amont, doit pouvoir contribuer à ce que la vérité puisse être connue. »

La règle du jeu judiciaire

Me Assira a également reconnu le rôle légitime de la défense : « Que ceux qui sont du côté de la défense essaient de faire en sorte que leurs clients ne soient pas impliqués au-delà, ça fait partie de la règle du jeu. »

Mais il a réaffirmé la mission de son camp : « Nous de notre côté nous avons aussi notre travail : c'est la manifestation de la vérité. »

Cette déclaration intervient alors que le procès de l'assassinat de Martinez Zogo se poursuit devant le tribunal militaire de Yaoundé. Les proches de la victime réclament toujours la manifestation de la vérité, alors que les zones d'ombre persistent sur les commanditaires et les circonstances exactes du crime .

L'appel de Me Claude Assira résonne comme un plaidoyer pour que le procès ne soit pas une simple formalité, mais une étape essentielle vers la connaissance de la vérité et la reconnaissance du drame vécu par la famille du journaliste.

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