Entre Nourane Foster et le Parti camerounais pour la réconciliation nationale, ce serait fini. Depuis plusieurs semaines, plusieurs signes laissent entrevoir un refroidissement des relations entre la députée et sa formation politique, alimentant les spéculations sur une éventuelle rupture, écrit un journal local.
Le média l'Indépendant (parution n°1042), puisque c'est de lui qu'il s'agit, est formel : « Aucun communiqué, aucune déclaration fracassante, aucun tweet vengeur. La jeune élue s'est volatilisée de la liste des parlementaires du parti, alors qu'elle en était jusqu'ici l'une des têtes d'affiche ».
Toujours selon la source, depuis quelques semaines, Nourane Foster avait discrètement cessé de suivre le député Cabral Libii sur les réseaux sociaux. Ajoutez à cela des rapprochements publics avec d'autres personnalités politiques et « l'on obtient le cocktail parfait pour une rupture digne des meilleurs feuilletons de fin d'après-midi ».
La suite des propos du journal est plus instructive et révélatrice de beaucoup de choses : Mais là où le bât blesse, c'est que personne n'a vu venir l’affaire, officiellement.
Pas de conférence de presse, pas de lettre ouverte, pas même un story Instagram pour clarifier les choses. Résultat : les militants sont perdus, les observateurs s'amusent et les chroniqueurs politiques s'arrachent les cheveux (ceux qui en ont encore) pour tenter de deviner qui a largué qui.
Alors, qui a appuyé sur le bouton "effacer" ? Est-ce le parti qui a décidé de faire le ménage avant l'heure, ou bien Nourane Foster elle-même qui aurait signifié son départ en envoyant un simple SMS mal formulé ?
Pour l'heure, la principale intéressée fait la morte (politiquement, bien sûr). Un silence assourdissant qui en dit long, mais qui laisse surtout place à toutes les interprétations.