Cabale contre Samuel Eto'o : une analyse du bilan du président de la Fecafoot

Samuel Eto'o Scelle Un Important Image illustrative

Tue, 7 Jul 2026 Source: www.camerounweb.com

Alors que les critiques pleuvent sur Samuel Eto'o, une voix s'élève pour défendre le bilan du président de la Fédération camerounaise de football. Jeana Nsoga, observateur du football camerounais, livre une analyse sans concession de l'héritage laissé par la précédente gestion et des chantiers engagés par l'ancien attaquant des Lions Indomptables.

« Quand Eto'o a pris la FECAFOOT en 2021, l'héritage était lourd », rappelle Jeana Nsoga. L'observateur dresse la liste des défis auxquels le nouveau président a dû faire face : des dettes, des fraudes douanières, un effectif pléthorique, un siège bloqué depuis 20 ans à cause d'un contentieux foncier, près de 2 milliards à mobiliser pour finir les travaux, et des sélections nationales qui manquaient de stabilité et de repères.

Un constat qui rappelle que la situation de la Fédération était loin d'être simple lorsque Samuel Eto'o a pris ses fonctions en décembre 2021.

Les fondations posées en 4 ans

Selon Jeana Nsoga, les priorités de Samuel Eto'o ont été de sécuriser les bases :

Le foncier a été régularisé : après 20 ans de blocage, le siège de la Fédération a enfin une assise juridique solide.

Le siège est achevé et inauguré : un symbole fort de la volonté de modernisation de l'institution.

L'autonomie de la fédération a été renforcée avec l'annulation de la convention avec l'État, une décision qui permet à la Fecafoot de retrouver son indépendance.

« Ces 3 points étaient des prérequis. Sans eux, impossible de parler de développement », souligne l'analyste.

Le prochain chantier : la structuration

Pour Jeana Nsoga, le travail de fond ne fait que commencer. « Le chantier qui commence maintenant, c'est la structuration : assainir durablement les finances, mettre des procédures de contrôle claires, relancer le championnat, et surtout reconstruire une stabilité durable autour de nos Lions Indomptables. »

Un processus qui prend du temps : « Un chantier de 30 ans ne se règle pas en 4 ans. Les 4 premières années ont servi à poser les fondations. Les 4 années qui viennent servent à construire. »

L'observateur appelle à la patience et à la vigilance. « Le jugement le plus juste se fera à la fin du 2e mandat, en 2029. On regardera alors 3 choses simples : des comptes propres, un championnat qui fonctionne, et des sélections stables et compétitives. »

Un appel à ne pas juger un travail de fond sur la base de résultats immédiats, mais de laisser le temps au travail de porter ses fruits.

Jeana Nsoga conclut en écartant les critiques qu'il juge infondées : « Tout le reste ce serait de l'agitation et de l'aigreur des "bannis". »

L'analyse, bien que favorable à Samuel Eto'o, n'en est pas moins une invitation à évaluer son bilan sur le long terme, en fonction de résultats concrets et mesurables, plutôt que sur la base de polémiques médiatiques.

Source: www.camerounweb.com