Georges Alain Boyomo : « J'ai raté le concours de l'ESSTIC quatre fois à cause de mon nom »

Georges Alain Boyomo Image illustrative

Sat, 11 Jul 2026 Source: www.camerounweb.com

Invité du podcast MÉDIATUDE INSPIRE, le journaliste Georges Alain Boyomo a livré un témoignage poignant sur son parcours semé d'embûches pour intégrer l'École supérieure des sciences et techniques de l'information et de la communication (ESSTIC). Selon lui, son nom aurait été un obstacle lors de ses premières tentatives, avant qu'un déclic ne lui permette enfin d'être admis.

« J'ai fait le concours de l'ESSTIC quatre fois et je n'ai eu que la cinquième fois », raconte Georges Alain Boyomo. Un échec répété qui contrastait avec son parcours scolaire : « Vous pouvez bien imaginer mon parcours, c'était pratiquement un parcours sans faute, depuis le lycée et autres. »

À l'époque, le concours se déroulait en deux phases : une phase écrite, puis une phase orale pour les candidats admissibles. Boyomo a raté le concours deux fois lorsque ces phases étaient séparées, et deux fois lorsqu'elles étaient jumelées. « Les premières années, on me disait : avec toutes tes aptitudes, comment tu rates ce concours ? »

Un indice troublant

Le journaliste a fini par se demander si son nom n'était pas un problème. « J'ai eu un indice. Une fois, pendant que j'attendais pour passer à l'oral, il y a l'un des examinateurs qui passe, et au moment où on m'appelle pour entrer dans la salle, il dit : "Encore un Boyomo dans cette école ?" »

Un déclic s'est alors produit. À l'époque, le professeur Boyomo Assala, directeur adjoint de l'ESSTIC, était en conflit avec le directeur. Ces tensions auraient pu avoir des répercussions sur les candidats portant ce nom.

Le déclic : rencontrer le professeur Boyomo

Le tournant est venu grâce à Rosine Ebessa, animatrice à la FM 94, qui lui a conseillé d'aller voir le professeur Boyomo. « Voilà donc, le professeur, il faut le voir, tu ne peux pas continuer à vivre le martyre dans le silence. »

Boyomo se rend alors à la maison de la radio où se trouve le professeur. « Il me dit : oui, je n'ai rien entendu parler de ce problème. Mais qu'est-ce que ces gens te veulent finalement ? En tout cas, refais le concours et je vais m'assurer que tes notes ont été effectivement prises en compte. »

C'est ainsi que Georges Alain Boyomo a passé le concours pour la cinquième fois et a été admis, classé quatrième sur la liste d'entrée. Un témoignage qui illustre les obstacles que certains candidats peuvent rencontrer pour des raisons qui n'ont rien à voir avec leurs compétences.

« Je me suis dit qu'il y a certainement un problème », confie-t-il, en évoquant l'indice qui l'a mis sur la voie. Un parcours marqué par le martyre du silence, comme il le dit lui-même, avant de trouver la force de sortir de l'ombre.

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