Séjour prolongé de Paul Biya : une stratégie de communication, Mvondo Ayolo à la manœuvre

Paul Biya Mvondo Ayolo Defile Image illustrative

Mon, 27 Jul 2026 Source: www.camerounweb.com

Alors que le président Paul Biya a franchi ce lundi le cap des 50 jours d'absence hors du Cameroun, un observateur avance une thèse originale : les prolongations successives de ses séjours en Europe ne seraient pas un hasard, mais une stratégie de communication savamment orchestrée par son entourage. L'objectif : laisser les rumeurs atteindre leur paroxysme pour mieux les démentir par le retour du chef de l'État.

Un mécanisme bien rodé

« À chaque fois que le président Paul Biya quitte le Cameroun pour un séjour en Europe, c'est toujours le même scénario : des rumeurs circulent sur son état de santé, et certains vont même jusqu'à annoncer, sans aucune preuve, son décès », constate l'observateur.

Selon lui, le cabinet civil a parfaitement compris ce mécanisme. « Si certains séjours se prolongent et continuent de se prolonger, ce n'est pas un hasard. J'y vois une stratégie de communication consistant à laisser les spéculations atteindre leur paroxysme afin que chacun dise tout et n'importe quoi. »

La stratégie serait simple : laisser les rumeurs s'enfler jusqu'à ce que le président réapparaisse. « Lorsque le président rentre finalement au Cameroun, les faits viennent balayer toutes ces rumeurs. Ceux qui avaient annoncé son décès ou relayé de fausses informations sont alors discrédités par la réalité. »

L'observateur est convaincu que cette approche permet, d'une part, « de mettre en difficulté les lanceurs d'alertes qui inventent des scénarios » et, d'autre part, « de conforter la confiance de ceux qui soutiennent le président Paul Biya ». Une « manière habile de retourner les rumeurs contre leurs auteurs ».

« Compter sur le décès du président pour prendre le pouvoir, c'est de la lâcheté »

L'observateur a également adressé une critique à ceux qui spéculent sur la succession : « Compter sur le décès du président pour prendre le pouvoir, c'est de la lâcheté. On vous a demandé d'aller aux élections, vous avez boycotté. »

Une allusion aux appels au boycott des élections lancés par une partie de l'opposition, qui sont aujourd'hui accusés de contribuer à l'absence de légitimité démocratique.

Cette analyse, si elle se vérifie, souligne l'habileté de l'entourage présidentiel dans la gestion de la communication. Mais elle ne répond pas à une question essentielle : qui gouverne réellement pendant ces longues absences du chef de l'État ?

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