Ekona pleure plusieurs citoyens tombés sur son sol. Cette localité du pays, située dans la région du Sud-Ouest, a été témoin d'une exécution.
Les faits se sont produits dans la journée du samedi 12 septembre lorsque trois passagers d'un véhicule se sont trouvés au mauvais moment au mauvais endroit.
Ils ont été abattus par les combattants séparatistes. Ces éléments également appelés des ambazoniens se montrent souvent très impitoyables quand ils reprochent quelque chose aux habitants. Selon ce que raconte une dame qui aurait suivi la scène depuis sa fenêtre, les ambazoniens auraient dit aux victimes avant de les tuer : « Vous êtes trop têtus dans ce pays ».
Dans le cas d'espèce, les ambaboys accusent ceux qu'ils ont exécutés de n'avoir pas respecté les villes mortes. Les « villes mortes » dans le les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest désignent des mots d'ordre de grève générale et de verrouillage total imposés par les groupes armés séparatistes anglophones.
Lorsqu'elles sont décrétées, on observe un arrêt total des activités : fermeture des marchés, boutiques, écoles, transports publics, arrêt de circulation, etc. Il s'agit d'un moyen de pression qui est destiné à paralyser l'économie locale pour contester l'autorité centrale de l'État.
C'est une imposition par la peur. La conséquence pour les habitants qui refusent de suivre ces consignes est souvent fatale. Ils risquent de violentes représailles de la part de ces séparatistes armés jusqu'aux dents.
Depuis le début de cette guerre fratricide, un affrontement entre les fils d'un même pays (soldats et combattants séparatistes), les victimes sont les habitants qui n'ont rien demandé et ceux-là même qui se combattent. Les pertes se chiffrent en de milliers de personnes tuées et d'importantes infrastructures déjà détruites.
Les trois compatriotes tués pour ne pas avoir respecté le mot d'ordre viennent donc d'allonger cette liste de victimes déjà trop longue.