H0m0s3xualié - Sacrifices humains - Trafic d’organes : Sorcellerie et pratiques magiques au sommet de l’État czmerounais

PAPE FRANCOIS PAUL BIYA ENTRETIEN Cela est vrai dans l’administration comme dans les entreprises privées

Tue, 22 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

C’est un extrait de l’ouvrage « Au Cameroun de Paul Biya » de Fanny Pigeaud, qui décrit l’influence des pratiques occultes et des réseaux ésotériques dans les milieux politiques et administratifs camerounais. Certaines personnalités, dont Jacques Fame Ndongo, jouent un rôle dans ces pratiques, ainsi que le développement de réseaux comme la Rose-Croix et la franc-maçonnerie autour du pouvoir.

Extrait du livre « Au Cameroun de Paul Biya de Fanny Pigeaud »

« Les stratégies de Biya pour se maintenir au pouvoir n’ont pas seulement accentué les fractures au sein du régime : elles ont aussi encouragé le développement de nombreuses pratiques occultes.

Une grande partie de l’élite politique et administrative se livre en effet à des rites magiques censés les aider à conquérir ou à garder un poste, mais aussi à mettre à mal leurs concurrents. [..]

Abel Eyinga précisait que le ministre Fame Ndongo avait « la réputation d’être le principal conseiller du président Biya en matière de sorcellerie, de sectes secrètes étrangères et des autres pratiques occultes utilisées en haut lieu.

Il nous a avoué, un jour à Ébolowa, publiquement, que sans les sectes Biya ne serait plus au pouvoir depuis belle lurette » [..]

Le prêtre exorciste Meinrad Pierre Hebga, régulièrement consulté pour désenvoûter des victimes d’actes de sorcellerie, expliquait le phénomène en 2005 : « Actuellement, il y a des nominations : vraiment, c’est la catastrophe. (...) Tous les jours, je reçois des gens que le président de la République a nommés à de hauts postes de responsabilités : colonels, ministres, commandants, commissaires de police... Les autres réagissent souvent par la jalousie.

Au Cameroun, la sorcellerie se déploie quand il doit y avoir des élections ou quand on doit nommer des gens, même à l’université. C’est incroyable.

L’université est pourtant le domaine par excellence de la science ». À la question de savoir pourquoi les Camerounais se livraient à la sorcellerie, il avait répondu : « C’est la recherche de l’argent, la richesse.

Depuis que Paul Biya a relancé les nominations, il y a des gens qui viennent chez moi. Il y a un ancien commandant, qui est venu aujourd’hui, ainsi que deux colonels. Un ministre était ici il y a trois ou quatre jours. Il y a des gens qui veulent avoir des postes, et qui veulent aussi empêcher les autres d’avoir des postes.

Donc, ça se situe autour de l’amour de l’argent. Il y en a même qui le font ouvertement. Une dame a ainsi dit à son mari : « Tu es un médecin, donc un scientifique, et tu immoles des moutons aux esprits ! » Et le monsieur a répondu : « Toi et les enfants, vous n’êtes pas des millions, moi je veux des millions ».

Elle a demandé : « Tu peux répéter ça devant la famille ? » ; il a répondu « oui » et il l’a répété devant les deux familles, et même devant un commissaire de police, que si les esprits lui demandent de tuer sa femme, il la tue. ».

Franc-maçonnerie, Rose-Croix, Ordre des rameaux, Éboka figurent aujourd’hui parmi les sectes les plus connues. Biya a lui-même particulièrement favorisé l’ordre de la Rose-Croix (Amorc), dont on le disait membre : Raymond Bernard, secrétaire général de cette secte, a séjourné à plusieurs reprises au Cameroun et a bénéficié d’importants financements de Biya. Il a ainsi reçu 3,6 millions de francs nets d’impôt, en 1988, de la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

En 1990, le président camerounais lui a également acheté pour 5,3 millions de francs un tableau de Bernard Buffet et a fait, toujours via la SNH, un don de 5,6 millions de francs puis un autre de 2 millions en 1989 au Centre international de recherches culturelles et spirituelles (Circes), une association créée par R. Bernard en 1988.

La présidence camerounaise a vraisemblablement effectué aussi un virement de 20 millions de francs au même Circes. Enfin, Biya a prêté 40 millions de francs sans intérêt et remboursables en 99 ans à l’Ordre souverain du Temple initiatique (Osti), dont Raymond Bernard a été le grand maître jusqu’en 1997.

Ainsi patronnée, la Rose-Croix a pris beaucoup d’ampleur au Cameroun au cours des années 1980 et des années 1990.

La rumeur disait alors à Yaoundé qu’il fallait être rosicrucien pour avoir des chances de devenir ministre. Titus Édzoa a été un membre important de l’ordre, tout comme le général Serge Benaé Mpeké (1930-2007), chef d’état-major particulier de Biya. Depuis la fin des années 1990, la Franc maçonnerie semble être à son tour devenue l’un des premiers réseaux d’influence et de recrutement au sein de la classe politique et d’affaires du pays.

Ces groupes ésotériques pratiquent la magie, la géomancie, le satanisme mais se livrent aussi à des actes criminels, constatés dès le début des années 1990. Certains de leurs cultes « exigent par exemple l’offrande de sacrifices humains ou de certaines parts de l’organisme humain – cas du cerveau, des organes sexuels, du cœur. D’autres vont jusqu’à l’élimination physique des gens et à leur démembrement.

Dans les deux cas prévaut l’idée selon laquelle le « pouvoir se mange », la manducation de certains organes humains permettant de capter la puissance invisible, de se l’approprier et de la déployer contre les ennemis, dans la lutte pour le contrôle de l’État et de ses ressources », ont écrit en 1995 l’historien Achille Mbembe, l’économiste Célestin Monga et le sociologue Yao Assogba.

Le théologien et sociologue Jean-Marc Éla, estimant que le pouvoir était « tombé entre les mains des magiciens », a également affirmé que ces derniers faisaient du trafic d’organes humains et des sacrifices humains.

Le cerveau du père jésuite et intellectuel Engelbert Mveng retrouvé assassiné, le crâne fracassé, à son domicile à Yaoundé le 23 avril 1995 « a fait l’objet de convoitise et de marchandage », a témoigné Éla. Il a fait partie de ceux qui ont vu l’ombre du pouvoir et de ses sectes derrière le meurtre du père Mveng, resté officiellement non élucidé.

Le religieux, qui avait ses entrées au palais d’Étoudi, aurait été éliminé, selon l’hypothèse la plus souvent évoquée, en raison de son opposition aux pratiques ésotériques dont il était le témoin à la présidence. Parce qu’il dénonçait à son tour les agissements du pouvoir, Jean-Marc Éla a été menacé de mort et obligé de partir en exil peu de temps après l’assassinat du père Mveng.

Avant son départ, il avait dansune prédication mis implicitement en cause la présidence dans la mort du père Mveng : « Qu’as-tu fait de ton frère ? », avait-il dit en référence à l’Évangile. Tout le monde avait compris qu’il s’adressait à l’ancien camarade de séminaire du père Mveng : Paul Biya.

Quelques années plus tard, Éla a déclaré : « Biya sait qui a assassiné le père Mveng et doit le dire aux Camerounais. Biya a toutes les preuves, tous les faits pour dire qui a assassiné le père Mveng ». […]

« L’homosexualité existe dans la haute administration camerounaise depuis les années 50. Mais cela n’a jamais atteint le niveau de ces dernières années.

Ceux qui nous gouvernent ne sont pas sans reproche dans ce qui se passe. Dans les administrations, par exemple dans la police, pour avoir un poste, on vous demande de baisser le pantalon.

On me l’a demandé à moi, sans succès. On me proposait un poste à la présidence de la République, à condition que j’accepte de baisser la culotte. C’était quelqu’un dans ma haute hiérarchie qui faisait cette proposition. (...) C’est un malaise réel au Cameroun.

Cela est vrai dans l’administration comme dans les entreprises privées. Sous d’autres cieux, les homosexuels cohabitent avec les hétéros sans problème. Mais chez nous, cela se passe par contrainte, dans les rapports sociaux », expliquait en 2010 un ancien commissaire de police, en exil en France, Albert Léopold Ébéné.

« Pour un poste de travail, une entrée dans une grande école, on contraint nos jeunes à l’homosexualité », a dit aussi Mgr Tonye Bakot lors de son homélie du 25 décembre 2005. »

Extrait du livre « Au Cameroun de Paul Biya de Fanny Pigeaud »

Arol KETCH

Source: www.camerounweb.com