Affaire des lunettes volées : René Sadi n'a pas pu sauver Alamine Ousmane Mey

Alamine Mey Ousmane Economy Minister SPIC maintient le boycott du MINEPAT malgré les engagements de René Sadi

Thu, 24 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Le SPIC maintient son boycott des activités du MINEPAT malgré les engagements annoncés par René Emmanuel Sadi, dans l’affaire des quatre journalistes interpellés après la disparition signalée des lunettes d’Alamine Ousmane Mey.

AFFAIRE DES LUNETTES D’ALAMINE OUSMANE MEY : LE SYNDICAT DES JOURNALISTES MAINTIENT LE BOYCOTT DU MINEPAT MALGRÉ LES ENGAGEMENTS DU MINISTRE, RENÉ SADI

Le Syndicat national des professionnels de l’information et de la communication (SPIC) maintient son appel au boycott des événements du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. Dans un communiqué daté du 24 septembre 2026, l’organisation prend acte des engagements du ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, mais attend leur concrétisation dans l’affaire des quatre journalistes interpellés après la disparition signalée des lunettes du ministre Alamine Ousmane Mey.

Cette prise de position intervient au lendemain d’une audience organisée à l’initiative du ministre de la Communication. Selon le communiqué n°010/BE/26, les quatre journalistes y étaient accompagnés d’une délégation du SPIC composée de Valgadine Tonga et Denise Ebelle. Des représentants du Réseau des patrons de presse (REPAC), ainsi que le secrétaire général du ministère, Félix Zogo, participaient également à la rencontre.

Le syndicat rapporte que René Emmanuel Sadi a exprimé ses regrets concernant les irrégularités dénoncées dans la procédure ayant conduit à la détention des journalistes. Toujours selon le SPIC, le ministre a marqué son accord avec les revendications présentées et s’est engagé à entreprendre des démarches pour obtenir le classement de la procédure.

Cette annonce ne signifie toutefois pas que le dossier est clos. Le communiqué précise que les quatre professionnels des médias ont été libérés sous caution.

Pour rappel, François Essomba, Igor Guinweth Bibey, Pierre Mouchili et Solange Djuikam avaient été interpellés alors qu’ils couvraient la clôture des journées de la Banque islamique de développement au Palais des Congrès de Yaoundé. Ils ont retrouvé la liberté le 21 septembre, après cinq jours de garde à vue pour les trois hommes et huit jours pour leur consœur.

Cette même publication rapporte que les lunettes ont été retrouvées dans le véhicule du ministre le jour de leur disparition signalée.

Lors de l’audience, le SPIC a réaffirmé trois exigences : des excuses publiques d’Alamine Ousmane Mey aux journalistes et à la corporation, une réparation du préjudice subi et la fin de la procédure. Le syndicat présente les excuses comme « non négociables ».

Les conséquences sanitaires de la détention ont également été évoquées. Selon le communiqué, François Essomba a indiqué qu’un premier bilan de santé avait conduit à prescrire 21 jours d’observation médicale. Le SPIC rapporte une situation similaire pour ses trois collègues.

Tout en saluant l’intervention de René Emmanuel Sadi, l’organisation refuse donc de lever sa mobilisation sur la seule base des engagements annoncés. Son mot d’ordre concerne l’ensemble des événements portant l’estampille du MINEPAT.

L’enjeu immédiat est désormais de savoir quelles suites concrètes seront données aux démarches du ministre de la Communication.

Boris Bertolt

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