Jeune Afrique décrit un quartier où chaque table a sa fonction, entre ceux qui veulent être vus et ceux qui cherchent la discrétion.
Le Continent 237, une « cour » autour d’Oswald Baboke. Le magazine désigne le restaurant, derrière l’ambassade d’Allemagne, comme un concurrent du Famous, qui attire la même clientèle. Son maître des lieux est Oswald Baboke, directeur adjoint du cabinet civil, que Jeune Afrique présente, fort de sa proximité avec Chantal Biya, comme l’un des hommes les plus puissants de Yaoundé. Le magazine écrit que sa fortune « interroge », « mais qu’importe : ses amis et ses obligés viennent chez lui, non sans arrière-pensées ». C’est la formule du magazine, que nous rapportons sans la reprendre à notre compte. Le ministre Grégoire Owona y organise ses réceptions, tout comme le président de la Fecafoot, Samuel Eto’o.
Eto’o, promoteur des lieux. Selon Jeune Afrique, Samuel Eto’o, l’un des plus fidèles alliés de Baboke, y a reçu ses invités d’honneur après l’inauguration du nouveau siège de la Fecafoot. Il se ferait volontiers le promoteur du restaurant sur ses réseaux sociaux ou par ceux de la fédération. Le magazine décrit des murs ornés de maillots d’anciens Lions indomptables, un décor « ostentatoire » et des soirées de networking privées pour des cercles d’influence. « Au Continent 237, on vient pour approcher Samuel Eto’o ou Oswald Baboke. Il y a un phénomène de cour », résume un familier cité par Jeune Afrique. Certains pousseraient même la stratégie jusqu’à fréquenter l’église de Baboke, comme Eto’o.
Les contrats, plus discrètement. Le magazine rapporte que des contrats se signent parfois à l’hôtel Star Land, que Samuel Eto’o a fréquenté avant de construire sa résidence actuelle. Selon un client cité, le restaurant à l’étage, Le Pepeh, offre « beaucoup de discrétion, beaucoup plus que le Hilton ». Auguste Mbappé Penda, directeur général du Conseil national des chargeurs du Cameroun, s’y rendrait notamment. Ceux qui y vont, résume la même source, « n’ont pas forcément envie d’être vus », contrairement au Famous ou au Continent 237, où il y a « beaucoup plus de paraître et de mise en scène ».