Confession : l'assassinat de Martinez avait pour but de provoquer le remaniement, des ministres cités

A La Barre Du Tribunal À la barre (photo d'illustration)

Wed, 28 Oct 2026 Source: www.camerounweb.com

L'affaire Martinez Zogo présente de nouveaux détails auparavant pas connus. Les révélations explosives du lieutenant-colonel Ayissi Nanga sur fond de complot pour un remaniement ministériel peuvent choquer plus d'une personne.

L'audience au tribunal militaire de Yaoundé déterre des informations sur l'assassinat du journaliste. Entendu en qualité de 36ème témoin de l'accusation, le lieutenant-colonel Parfait Ayissi Nanga, est passé à la barre le 26 et 27 octobre 2026, affirmant que ce crime s'inscrivait dans un projet plus vaste visant à provoquer un remaniement ministériel majeur.

À en croire l'officier dans ses propos, l'un de ses collègues enquêteurs, le lieutenant-colonel Dieudonné Bialo, lui aurait confié qu'un sabotage ou un torpillage délibéré des investigations devait servir des ambitions politiques précises au sommet de l'État.

L'actuel ministre d'État chargé de la Justice, Laurent Esso, était pressenti pour quitter son poste et devenir le vice-premier ministre chargé du Tourisme.

Un autre nom évoqué est Galax Etoga, l'actuel secrétaire d'État à la défense chargé de la gendarmerie. Il devait quant à lui être propulsé au poste stratégique de ministre des Finances, en remplacement de Louis-Paul Motaze.

Ce sont des révélations qui enlèvent le couvercle sur les secrets. Le lieutenant-colonel Ayissi Nanga accuse ouvertement Galax Etoga d'avoir profité de cette affaire pour régler ses comptes avec des adversaires politiques et d'avoir tenté d'orienter les interpellations à d'autres fins.

L'officier de gendarmerie a par ailleurs indiqué qu'il subit de lourdes pressions, des tentatives de corruption et une tentative d'assassinat à la suite de ses découvertes initiales sur les véritables ravisseurs. L'audition du témoin se poursuit, avec l'officier qui a promis de dévoiler l'identité des vrais commanditaires et de ceux qui ont orchestré la manipulation de l'enquête.

C'est bien un crime d'État comme on le craignait, à l'allure où vont les choses et vu les révélations qui sont faites. L'élimination de Zogo est une infraction grave commise ou ordonnée par des représentants ou des institutions d'un État en utilisant les moyens de l'autorité publique (forces armées, administration, service de renseignement). L'audience permettra d'en avoir toutes les informations.

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