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Economie verte : voici le nouveau trésor du Cameroun

MainImage Source 9922718 Le bambou peut ainsi devenir une source de revenus et de création d’emplois

Thu, 21 Apr 2022 Source: Le Jour du 21-04-2022

Le premier congrès africain sur le bambou et le rotin se tient au Cameroun depuis ce 20 avril veut impulser une économie verte.

C’est sous le thème « Le bambou et le rotin comme moteur d’une économie résiliente et durable en Afrique, dans le contexte marqué par la dégradation progressive des ressources en bois d’origine naturelle et l’urgence de la lutte contre les changements climatiques », que se tient depuis ce 20 avril le premier congrès africain sur le bambou et le rotin au Cameroun et ce jusqu’au 22 avril prochain. Tenu sous la houlette de l’Inbar (l’Organisation internationale pour le Bambou et le routin), ce congrès une opportunité pour le Cameroun et le reste des pays africains dont la biodiversité est menacée. A en croire son directeur général, Hans Friederich, le bambou peut devenir un pilier essentiel d’une future économie verte en Afrique.

Economie verte

Selon l’Inbar, le bambou et le rotin peuvent être des solutions stratégiques à certains défis. Les plus pressants auxquels le monde doit faire face, en tant qu’outils de réduction de la pauvreté, du commerce écologique, d’atténuation du changement climatique, de construction de résiliente et de protection de l’environnement.

Le bambou peut ainsi devenir une source de revenus et de création d’emplois qui permettant aussi de protéger l’environnement. « Le bambou a une grande capacité de séquestration du carbone avec les plantations de bambous, nous avons la capacité de séquestrer le carbone en grande quantité…», se réjouit, un expert et représentant du bureau régional de l’Inbar à Yaoundé, Réné Kaam. Leur commerce mondial vaut 60 milliards de dollars. Mais ce n’est que récemment qu’a débuté la commercialisation à grande échelle du bambou, générant l’espoir de nouveaux revenus et d’emplois pour les populations rurales pauvres. Selon le programme des Nations unies pour le développement (Pnud), il existe plus de 2000 emplois autour de cette plante qui doit être plantée, entretenue et récoltée à la main. Pour les agronomes, elle permet de lutter contre la dégradation des paysages, alors que pour les économistes, elle est un futur « or vert ». Pour le design et l’architecture, elle est aussi un matériau de choix pour lequel il existe déjà un marché mondial.

Source: Le Jour du 21-04-2022