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Afrostream, le Netflix africain annonce sa fermeture

Mon, 18 Sep 2017 Source: journaldu cameroun

Le Camerounais Tonje Bakang, fondateur de cette plate-forme, évoque des problèmes de trésorerie.

Le 13 septembre dernier, l’entreprise de vidéo à la demande, Afrostream, a annoncé l’arrêt de la commercialisation de son service d’abonnements, deux ans après son lancement.

La fin d’une aventure entrepreneuriale plusieurs fois citée en exemple pour les jeunes startuppeurs, qui plonge ses consommateurs issus de 24 pays africains, et de 5 pays européens, dans des interrogations.

Afrostream est, en effet, une plate-forme digitale visant la promotion des films et séries africaines, afro-caribéennes et afro-américaines. A l’origine, la startup commercialise un service de streaming légal par abonnement, proposant plus de 2000 heures de contenus disponibles sur les ordinateurs, téléphones, tablettes de plus de 12 millions de foyers en France.

Très vite, la formule intéresse et le service étend sa zone de couverture. D’abord au Royaume-Uni et en Belgique, puis au Luxembourg, en Suisse, au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, au Congo, au Gabon, en Guinée-Bissau, au Sénégal et au Togo.

Les médias internationaux sont conquis par cette initiative. Paris Match consacre Tonje Bakang roi du netflix africain, Forbes est en admiration devant les performances du camerounais de 35ans, Tf1 s’associe à la plate-forme pour proposer des contenus africains sur son site MyTf1.

Dans la foulée, Afrostream lève 4 000 000 de dollars (1 820 000 000 francs CFA) auprès des investisseurs pour développer ses différents services. Elle gagne 10 000 abonnés et devient la référence en matière de distribution de contenus digitaux du continent.

Le rêve a malheureusement pris fin et l’entreprise, jadis modèle d’entreprenariat, a dû mettre la clé sous la porte. Comme causes, Tonje Bakang évoque le retrait du principal investisseur du projet, alors que l’entreprise s’apprêtait à faire une 2ème levée de fonds. L’entreprise accuse aussi le coût de l’addiction aux contenus piratés, qui imposent une concurrence déloyale aux services de vidéo payante. Conséquence directe, l’entreprise n’a jamais pu avoir un retour sur investissements.

« J’aurais voulu emmener mon projet plus haut, plus loin mais ça ne marche pas toujours comme prévu. Donc j’accuse le coup, je marque une pause… Pour mieux redémarrer ! » affirme Tonje Bakang, qui pense néanmoins avoir gagné beaucoup de choses de cette aventure.

Pour la suite, l’entrepreneur semble avoir trouvé sa reconversion : « Des centaines de porteurs de projet, inspirés par mon parcours, voient en moi un mentor. Il me tient à cœur de nourrir leur passion pour l’entreprenariat et l’innovation« , conclue-t-il.

Source: journaldu cameroun

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