Le titre place l’indocilité du côté du corps plutôt que du slogan
Un corps indocile, deuxième roman d’Osvalde Lewat, paraît en 2026 chez Philippe Rey et Jimsaan.
Cameroon Tribune présente un livre de 334 pages centré sur Deffo Deffo. Le récit suit une existence confrontée à une condamnation intérieure et aux forces qui cherchent à définir le corps à la place de celle qui l’habite.
Lewat vient du documentaire et de la photographie. Ce parcours nourrit une écriture attentive aux images, aux silences et aux rapports de pouvoir. Le roman lui permet cependant d’entrer dans une intériorité que la caméra ne peut pas toujours saisir.
Le titre place l’indocilité du côté du corps plutôt que du slogan. Cette inversion ouvre des questions sur la maladie, le désir, la violence et la manière dont une société juge les personnes qui échappent à ses normes.
La réception camerounaise du livre mérite d’être suivie au-delà des cérémonies. Librairies, clubs de lecture, universités et traductions détermineront si le texte rencontre les publics dont il mobilise les expériences.
Pour éviter la promotion automatique, la critique devra confronter les choix de narration, la construction de Deffo Deffo et la place du regard. Un livre compte aussi par les débats qu’il rend possibles après sa couverture.