La coach blonde a de nouveau foncé sur Mani Bella. « Elle veut argumenter. Mani Bella, si tu relis ton post, qui, ma foi, est plein d’inquisition, tu y trouveras toi-même les réponses », lui dit-elle. Dans son intervention, la bloggeuse fait cas de beaucoup de choses que nous vous proposons de découvrir.
Il faut avouer que c’est assez hilarant. Ce qui me fascine chez toi, c’est ta lenteur d’esprit. Je ne sais pas comment une seule personne peut réunir en elle la bête et la connerie avec une telle aisance.
Les hommes qui t’assument en public… peut-être ignorent-ils ce qu’ils font ? Sont-ils des sadomasochistes version africaine ? Ou bien ont-ils grandi sous le joug de parents trop sévères et ta folie leur sert d’exutoire ?
Mais dans un monde où les paires de chromosomes sont encore au nombre de 23, un homme bien constitué ne peut pas s’infliger la calamité que tu es. J’ai mis cette photo à l’époque où tu voulais devenir albinos, pour que tu te souviennes d’une chose : c’est vous qui avez toujours cherché à me ressembler. De l’extérieur.
Quant aux femmes que tu cites et que, selon toi, je n’atteindrai jamais… sur ce point, tu as raison. Mes parents ne se sont pas battus pour que je ressemble à de sombres idiotes, sans essence ni prestance.
Quel homme peut m’assumer ? Je viens d’une dynastie vieille de 500 ans, arrière-petite-fille d’un des pionniers de l’Islam dans le Noun. Je suis un roi. Tant dans le fond que dans la forme. C’est moi qui assume les hommes, car j’ai gagné ce droit, du haut de mon éducation et de ma position.
Ce monde exige de la femme de la dignité – un mot qui t’est étranger, et je comprends pourquoi. Quand on a été élevée dans les boudoirs de la haute prostitution, entre bars et cabarets, et que la rue a défini notre carrière, on finit par croire que tout le monde vient du même caniveau. Obligée de choisir la musique pour ne jamais avoir à travailler à la verticale, tu t’es convaincue que toi et moi appartenons au même monde.
Et ça, c’est la faute à Facebook. La faute à la démocratie. Voilà où nous en sommes : la noblesse qui se chamaille avec le vulgaire. La visibilité ? Laisse-moi rire. Cette page n’est même pas monétisée. Mais je devrais y songer, car en noble que je suis, la philanthropie exige que, le jour où tu muteras en monstre de Frankenstein, on puisse cotiser pour t’offrir une déchéance digne – chose que tu n’as pas eue dans tes jeunes heures.
C’est vous qui avez besoin de moi. De ma plume noire, de mon fouet. Vous aimez quand je vous flagelle, car vous savez que je suis la mère et le père que vous n’avez jamais eus. Moi, j’accepte volontiers que ce monde puisse avoir des gens bien. Mais j’accepte aussi qu’il puisse y exister des êtres aux apparences humaines, avec des têtes de singes.
C’est une année électorale, on essaye d’être un peu sérieux, car on espère offrir à la jeune fille camerounaise un avenir meilleur, on veut que de sa bouche sorte des mots fleuris, pas une odeur de vieille b!te.