L’édition 2026 se déroulera au Goethe-Institut et à l’Institut français du Cameroun
Pendant trois jours, Yaoundé délaissera l’idée que le jeu n’est qu’un loisir d’enfant. Pousse Pions réunit créateurs, familles et communautés autour des jeux de société, de rôle et vidéo, avec l’ambition de faire émerger un écosystème camerounais.
La huitième édition est annoncée du 19 au 21 novembre, principalement au Goethe-Institut, avec une programmation simultanée à l’Institut français le dernier jour. Le thème Jeu de société et imaginaire ouvre sur des ateliers, tournois, débats, jeux de rôle, rétro-gaming et peinture de figurines. Le festival, lancé en 2019 par l’association Restart et Gérard Ngan, annonce une entrée gratuite et une fréquentation potentielle de plusieurs milliers de personnes.
Le jeu produit des compétences souvent invisibles : stratégie, coopération, narration, calcul, design et médiation. Il peut aussi devenir un secteur économique mêlant auteurs, illustrateurs, imprimeurs, développeurs, animateurs et boutiques. La présence d’éditeurs étrangers élargit l’offre, mais l’identité du festival dépendra de la place accordée aux créations camerounaises, aux langues locales et aux récits africains. Un jeu importé divertit ; un jeu conçu localement peut aussi documenter un imaginaire.
Pour passer de l’événement à l’industrie, les organisateurs doivent publier les appels aux créateurs, favoriser des prototypes et suivre les projets après novembre. Les coûts d’impression, la protection des droits et la distribution restent des obstacles.
L’accessibilité mérite également une attention : règles simples, espaces adaptés, diversité des âges et participation des personnes handicapées. Le succès de Pousse Pions ne se mesurera pas seulement à l’affluence, mais au nombre de jeux, de communautés et de métiers qui continueront de grandir après la dernière partie.