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'Aidez-moi, l'âme de mon ami me hante, j'ai pris ses 2 millions alors qu'il agonisait'

Ame En Peine Simplice est hanté depuis par l'âme de son ami

Fri, 4 Mar 2022 Source: ABK Radio

Les morts ne sont pas morts et l'histoire de ce jeune à Yaoundé semble illustrer parfaitement cette pensée africaine qui veut croire à une seconde vie après la mort. L'histoire de ce jeune s'est déroulée d'après notre source, après le déraillement du train d'Esseka. Présents dans le train lors de l'accident, lui et ses amis, ils ont survécu sauf l'un d'entre eux. Mais aussitôt après l'accident, il a récupéré environ 2 millions de FCFA sur l'ami qui n'a pas survécu, alors que ce dernier agonisait. Depuis, l'âme de ce dernier ne fait que le hanter. Voici toute l'histoire.

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"Salut à vous. Je viens vers vous parce que je suis effrayé et je ne sais plus quoi faire. Je m'appelle Simplice et c'est la première fois que je parle du ABK traumatisme que je vis.

Nous sommes un groupe de 12 amis, on se connaît depuis qu'on est petit. On a grandi dans un même quartier et on a fait nos 400 coups ensemble. Pour éviter de se perdre de vue nous, j'ai créé un groupe WhatsApp et j'ai mis tout le monde dedans.

Le fait qu'on se soit retrouvé, nous a permis de vraiment consolider nos relations; on passait du bon temps et on s'éclatait dans le groupe.

Il y a de cela quelques années, un de nos amis avec qui j'étais à Yaoundé avait conclu une belle affaire et il m'a demandé de l'accompagner ici à Douala pour faire la fête avec le reste du groupe. Nous sommes arrivés à l'agence, on a raté le bus et les agences étaient full, c'était précisément quand la route de Manyai s'était coupée en 2, entre temps on faisait des selfies, on mettait dans le groupe pour annoncer notre arrivée.

Voyant l'affluence dans les agences, nous nous sommes rendus à la gare pour prendre le train, et chemin faisant le train a déraillé à Eseka (tout Le monde s'en souvient). Mon ami est mort sur le champ, je l'ai sorti du train, je l'ai mis à côté des autres dépouilles, comme je savais qu'il avait beaucoup d'argent sur lui, j'ai pris sa sacoche et je suis parti le laissant là.

Je me suis retiré et j'ai compté l'argent : c'était 2 200 000 FCFA, je suis retourné à Yaoundé et j'ai éteint mon téléphone et son téléphone à lui que j'avais également récupéré.

J'étais traumatisé, je ne savais quoi faire. Deux jours après quand j'ai rallumé le téléphone, j'ai constaté que dans le groupe les autres amis l'avait identifié de par ses vêtements et essayaient de me joindre pour en savoir davantage et de plus sur les réseaux sociaux, j'avais vu certaines images de moi montrant comment je récupère la sacoche alors que mon ami était allongé au sol et c'était également au menu des échanges parce que dans nos conversations précédentes dans le groupe le défunt avait signifié qu'il avait deux millions et qu'il voulait qu'on fasse la fête.

Donc quand j'ai vu tout cela, j'ai de nouveau éteint le téléphone et je suis allé au village. Je suis seulement remonté pour les obsèques de mon ABK ami. Les autres amis voulaient tout savoir, je leur ai dit qu'on était certes dans le même train mais pas dans Le même wagon, je sais qu'ils ne m'ont jamais cru, mais je ne pouvais pas dire plus pour éviter de passer pour le méchant.

Une fois le deuil passé, j'ai offert son téléphone à un de mes petits et j'ai utilisé tous les 2 200 000 FCFA.

Depuis presque 6 mois, je le vois presque partout, j'ai parfois l'impression de délirer, et c'est toujours dans les endroits où il fait foule, quand je me rapproche, il disparaît et ça devient de plus en plus fréquent. Je ne sais pas ce qu'il attend de moi et ce qu'il compte faire. Pour l'instant il apparaît et ne dit rien. Je suis perdu. Je n'ai jamais parlé de ça à qui que ce soit. Aidez-moi je vous en prie".

Auteur: ABK Radio