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86 cas de choleras et trois décès enregistrés dans le Moungo

Cholera 1140x480 L’eau de la localité est souillée

Wed, 23 Mar 2022 Source: www.camerounweb.com

C’est le lieu où on retrouve le plus grands nombre de cas

Trois personnes ont rendu l'âme

L’eau de la localité est souillée

L'alerte est au rouge à Njombé. A la moindre inobservation des mesures d'hygiène de base dans cette ville du Département du Moungo, vous risquez de chopper le choléra.

En effet, depuis le 28 février 2022, cette maladie y a fait son apparition. Selon Désiré Mvondo, chef de district de santé de Njombé-Penja contacté par nos confrères de Radio Balafon, 86 cas de choléra ont déjà été répertoriés. Parmi les personnes utilisées, trois ont rendu l'âme. Mais, les analyses effectuées dans les laboratoires de l'hôpital Laquintinie à Douala ont clairement indiqué que la maladie du vibrion cholérique a eu raison de deux d'entre eux. Ce responsable de la santé pointe du doigt, une source très prise de la localité comme point de départ de la maladie. L'eau de cette source apprend-on, un vu d'œil remplit les conditions d'une eau potable, mais en réalité, elle est souillée, puisque coulant en aval des maisons d'habitation où des fosses septiques et des latrines sont construites.

Cette ville du Département du Moungo fait partie des plus touchées par l'épidémie qui touche le Cameroun.

Le ministère camerounais de la Santé publique a affirmé qu’au 14 février, 1 242 cas de choléra ont été détectés au Cameroun, dont 35 décès.

Sur les dix régions que compte le Cameroun, cinq sont frappées par le choléra, selon la même source.

Les régions du Sud-Ouest et du Littoral sont en tête du nombre de cas et de décès d’après les autorités sanitaires du pays.

Le choléra a d’abord été détecté en janvier dans les régions du Sud-Ouest et du Littoral puis s’est propagé à trois autres régions du pays.

La maladie résulte, en effet, de l'absorption d'eau ou d'aliments contaminés.

Les cas de choléra sont fréquents au Cameroun, une maladie diarrhéique épidémique, strictement humaine, due à des bactéries.

En novembre dernier, elle avait fait 13 morts à Yaoundé et Ekondo-Titi, ville côtière dans le Sud-Ouest du pays.

Source: www.camerounweb.com