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Choléra au Cameroun : un 2e pic plus dur annoncé dès le mois de mai

Cholera Epidemie Les populations sont prévenus et les dispositions doivent être prises

Sat, 9 Apr 2022 Source: www.camerounweb.com

• Une nouvelle vague plus dure de Choléra arrive

• Les populations sont prévenues et les dispositions doivent être prises

• Les enfants ne sont pas épargnés



Le choléra sévit au Cameroun et n’épargne personne. Plusieurs personnes en sont décédées depuis le début de l’épidémie. La mort d’un militant du MRC de Maurice Kamto cette semaine, indique plus d’un.

Les autorités sanitaires évoquent une nouvelle vague plus dure pour le mois de mai qui s’annonce. « L'Épidémie du choléra intervient à des moments très précis. Le premier pic de contamination au mois de mars avril et le 2e pic, le plus dur c'est dès le mois de mai », informe Dr Gérémie SOLLE.

« Ce n'est pas extraordinaire que le choléra soit déclaré à la prison centrale de New Bell ; ça pouvait se déclarer n'importe où », rappelle-t-il et d’ajouter que « les enfants ne sont pas à l'abri du choléra et nous sommes en pleine année scolaire ; il faut réactiver le système de lavage des mains chez les enfants car ils sont les plus vulnérables. »

Il rappelle également que « le choléra n'est pas une maladie qui vient de l'Afrique. Les premiers cas de choléra ont été détectés en Inde puis en Europe ; ce n'est qu'en 1970 que le choléra arrive en Afrique ».

Assassinat politico-judiciaire : la nouvelle sortie de Kamto qui ne plaira pas à Paul Biya

Maurice Kamto avait fait une déclaration, quelques heures après lebdeces d'un membre de son parti politique. Ce dernier est décédé à la prison de New Bell des suites de Choléra qui sévit dans plusieurs contrées du pays.

Le leader du mouvement de la renaissance a fait une nouvelle sortie fracassante qui risque de déplaire à Paul Biya qu'il accuse avec son gouvernement d'être les responsables et auteurs de la mort de son militant.

COMMUNIQUÉ A LA SUITE DU DECES DE MONSIEUR NDAGUEHO KOUFET RODRIGUE, MILITANT DU MRC DE L’UNITE « LA BRAVOURE », FEDERATION COMMUNALE DE DIBOMBARI, FEDERATION DEPARTEMENTALE DU MOUNGO SUD, FEDERATION REGIONALE DU LITTORAL 2

Le MRC porte à l'attention de l'opinion publique nationale et internationale que l'un de ses militants, Monsieur NDAGUEHO KOUFET Rodrigue, injustement arrêté à l’occasion des marches pacifiques du 20 septembre 2020, mis en détention pendant plus d’un an, jugé et condamné arbitrairement à trois ans d'emprisonnement ferme par le Tribunal militaire de Douala, a rendu l'âme au Centre de prise en charge des patients atteints du Covid-19 de Yassa, le jeudi 7 avril 2022 des suites du choléra.

Je saisis cette occasion pour exprimer à nouveau à la famille de notre camarade, au nom du MRC et en mon nom propre, nos condoléances émues ainsi que notre profondes compassion. Je réitère également aux autres prisonniers politiques du MRC, notre message de réconfort, nos encouragements ainsi que notre solidarité sans faille.

Le décès en prison de NDAGUEHO KOUFOUET, jeune homme solide, père de famille aurait pu être évité si le régime en place avait le moindre respect des libertés publiques et des droits fondamentaux des citoyens, s’il n'avait pas fait le choix démoniaque et irresponsable de piétiner les Camerounais désireux d’exprimer leur détresse, voire de les sacrifier à l'autel de l'accaparement perpétuel du pouvoir d’Etat.

Que faisaient NDAGUEHO KOUFOUET Rodrigue et ses co-otages en prison depuis le 22 septembre 2020 ? Le prétexte était-il qu’ils voulaient empêcher la tenue des fameuses élections régionales ? Ces élections ont eu lieu depuis plus d’un an. Alors pourquoi étaient-ils ou sont-ils encore détenus ? Pour assouvir la cruauté de quelques personnes qui contemplent, narcissiques, leur toute puissance sommes toutes éphémère ?

Quand, à la vanité s’ajoute la méchanceté, l’humanité décline. La mort de NDAGUEHO KOUFOUET Rodrigue est un assassinat politico-judiciaire.

Trente-deux (32) ans après le retour de la démocratie on n’est pas sorti de la logique du parti unique, qui ne laisse aux Camerounais que le choix entre un seul parti, l’UNC-RDPC, et lui-même. Ceux qui assurent la gestion des affaires du pays continuent à pratiquer un despotisme obscure au point d'instrumentaliser les forces de défense et de sécurité, l'administration et l'institution judiciaire, bref tout l’appareil de l’Etat, à des fins de confiscation du pouvoir.

En l’absence du moindre contre-pouvoir, le régime a sombré dans la dérive et les excès, le règne du bon plaisir accompagné d’une violence inouïe tant physique que symbolique.

Comment expliquer qu'en pleine épidémie de choléra, épidémie saisonnière dont on connaît fort bien le cycle, le gouvernement du Cameroun n'ait pas pris les dispositions nécessaires pour prémunir les prisons, en l’occurrence celle de Douala à la surpopulation carcérale chronique, où les détenus vivent dans la promiscuité, sans eau courante ni espaces d'aisance hygiénique ?

C’est qu’aux yeux du régime RDPC, la vie des personnes détenues vaut bien moins encore que celle des animaux. Pourtant le Cameroun est signataire des Mandela Rules qui sont un ensemble de règles Minima pour le traitement des détenus. Nous rappelons que les militants du MRC, otages du régime, évacués dans les différents hôpitaux de la ville de Douala y sont pris en charge enchaînés à leurs lits. Comble de cynisme dans un pays qui proclame à cor et à cri son statut d’Etat de droit.

Tout porte à croire que le régime a décidé d’ôter la vie aux militants du MRC à travers des procédés à peine voilés. Hier c’était le Covid-19 et la tuberculose dont plusieurs étaient atteints et en ont été heureusement sauvés grâce notamment à l’engagement indéfectible de notre parti à leur côté. Aujourd’hui c’est le choléra. S’il ne les emporte pas tous, qu’en sera-t-il demain ?

Les responsables de ces atrocités répondront de leurs actes un jour. Le règne de l’impunité est fugace. Quoi qu’il en soit, rien n’entamera notre détermination dans la lutte pour la paix dans notre pays, en particulier dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, l’adoption d’un cadre juridique consensuel pour l’organisation d’élections apaisées parce que libres, transparentes et crédibles, la préservation de la fortune publique et la reddition des comptes dans la gestion des affaires publiques.

C’est pour tout cela que NDAGUEHO KOUFOUET Rodrigue est mort. Les survivants donneront du sens à son sacrifice. Que nul n’en doute.

Cher camarade, tu as été contraint de donner ta vie alors que tu réclamais pacifiquement le respect de valeurs indispensables pour la réalisation du Bien commun dans toute société portée par le souci de justice et de prospérité partagée. Notre patrie t’en est reconnaissante.

Adieu, cher Ami, va et repose en paix.

Le Président National

Maurice Kamto

Source: www.camerounweb.com