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Des hôpitaux publics de Yaoundé en ébullition : la grogne des médecins se fait ressentir

Le gouvernement a demandé neuf mois pour résoudre tous les problèmes

Sam., 27 Mai 2023 Source: Le jour

Contractualisation, affiliation à la Caisse nationale de prévoyance sociale, revue à la hausse des salaires sont les revendications du personnel de santé en grogne depuis lundi le 22 mai dernier dans certains hôpitaux publics de Yaoundé. Le non-respect du décret du 13 décembre 2016 fixant les modalités d’attributions des quotes-parts sur l’ensemble des prestations à titre onéreux aux personnels médicaux et paramédicaux exerçant dans les formations publiques, alors que la loi prévoit 30% des prestations en dehors de la pharmacie qu’il faut redistribuer à l’ensemble du personnel médical constitue l’une des revendications de depuis longtemps.

Le chef de service comptabilité, facturation et recouvrement à l’hôpital gynéco-obstétrique, le président du syndicat Cap/Santé, Sylvain Nga Onana a affirmé en 2020 dans une interview accordée au journal Le Jour que depuis la signature de ce texte en 2016, le personnel n’a toujours rien reçu de ses quotes-parts. « Ce sont les doléances qui remontent à plus de 15 ans. Avec l’ancienne équipe du ministère de la Santé publique, celle de Mama Fouda et 9 ans depuis l’ouverture du Centre des Urgences de Yaoundé » avait-il précisé dans la même interview. Après moult soulèvements du personnel de santé, jusqu’à ce jour, le président du syndicat Cap/Santé affirme qu’une réunion avait eu lieu le 22 août 2022 avec les membres du gouvernement en charge de leur dossier : ministre de la Santé publique, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, celui de la Fonction publique et de la Réforme administrative.

Des engagements ont été pris. « Le gouvernement a demandé neuf mois pour résoudre tous les problèmes. Il avait jusqu’au 13 février 2023. Nous avons écrit et demandé des audiences en vain. Nous sommes au mois de mai rien n’a toujours été fait », déplore le président du syndicat Cap/Santé au cours d’un échange cette après-midi. C'est la raison pour laquelle, assis à même le sol depuis lundi de 7h30 à 12h 30 min, la voix du personnel de santé s’élève à nouveau et que le service est lent. « C’est pour cela que nous avons lancé le mot d’ordre de grève pour le 22 mai 2023 dans les hôpitaux et administrations publiques du pays. Nous avons l’impression que certains des responsables de formations sanitaires défient la République », justifie-t-il.

Le mouvement faisant échos, le Secrétaire général des services du Premier ministre, Séraphin Magloire Fouda appelle le ministre de la Santé et les principaux responsables syndicaux du secteur de la santé à une table de discussion le mardi 30 mai 2023 prochain. L’ordre du jour portera sur l’examen des revendications formulées par les personnels exerçant dans les formations sanitaires et administrations mentionnées en objet. La note signée ce 24 mai a pour objet : « Menace d'arrêt de travail dans les hôpitaux et les administrations publics de la santé au Cameroun ».. Le président du syndicat Cap/Santé, Sylvain Nga Onana affirme qu'ils ont 17 points qui doivent être résolus. « Nous attendons que le gouvernement pose des actes concrets », souhaite-til. Dans le cas contraire, il affirme que le ton du mouvement sera plus dur. « Nous comptons près de 27 000 personnels qui vivent dans la précarité et travaillent sans contrats au péril de leur vie. Cela doit s’arrêter », a-til conclut d’un point ferme.

Source: Le jour