L’affaire fut d’abord renvoyée au 28 mai, avant d’être une nouvelle fois reportée au 27 juillet
C’est une procédure judiciaire opposant le Dr Nyankoue Mebouinz Ferdinand à la directrice de l’Hôpital Laquintinie de Douala, Ndom Mariel Solange Epouse Ebongue Manga, ainsi qu’à la conseillère médicale Kamdem Koungba Joséphine Epouse Wambo. Le médecin, spécialiste en chirurgie orthopédique et traumatologique, accuse les deux responsables d’« abus de fonction » et de « refus d’un service dû ». Après avoir effectué un stage de perfectionnement en France entre 2024 et 2025 avec les autorisations académiques requises, il affirme avoir été empêché de reprendre normalement ses fonctions à son retour à l’hôpital.
À la requête du Docteur NYANKOUE MEBOUINZ Ferdinand, médecin spécialiste à l'Hôpital Laquintinie de Douala, Madame NDOM Mariel Solange Epouse EBONGUE MANGA, Directeur de Hôpital Laquintinie de Douala et Madame KAMDEM KOUNGBA Joséphine Epouse WAMBO, Médecin, Conseillère Médicale, dans le même hôpital, comparaissent devant le Tribunal de Première Instance de Bonanjo, statuant en matière correctionnelle.
Accusées d'« d'abus de fonction et refus d'un service dû», prévus et réprimés par le code pénal Camerounais en ses articles 74 alinéa 2, 97, 140 et 148.
Le requérant, enseignant de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique à la Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé 1, conjointement avec sa qualité de médecin spécialiste de la même discipline, régulièrement affecté à l'Hôpital Laquintinie à Douala, conformément à la décision N°0853/D/MINSANTE/SG/DRH du 22 mars 2023 du Ministre de la Santé Publique, aurait régulièrement bénéficié d'une mission en France, "autorisée et signée par sa hiérarchie académique, en occurrence le Recteur de l'Université de Yaoundé 1.
Cette mission, dont l'objet était la réalisation d'un stage au Centre Hospitalier de Troyes en France, aurait "bel et bien été rendue effective, après l'accord favorable du Directeur de l'hôpital Laquintinie précédant, qui lui aurait demandé de déposer une lettre d'information au secrétariat du Docteur NDOM Mane Solange pour un soit transmission, en date du 24 Octobre 2024, alors qu'elle y officiait comme Conseillère Médicale.
Une procédure d'obtention d'un arrêté de mise en stage aurait été également initiée au Ministère de l'Enseignement Supérieur et disponible à date. La Mission académique ayant pris fin le 30 Avril 2025, Docteur NYANKOUE MEBOUINZ Ferdinand, est rentré au pays. Et se serait présenté au chef de département de chirurgie de l'hôpital Laquintinie, Professeur NGOWE NGOWE Marcelin et à la nouvelle Conseillère Médicale, Docteur KAMDEM KOUNGBA Joséphine Épouse WAMBO, avec des justificatifs de fin de stage, laquelle après avoir acté son retour, devrait le réintégrer dans le programme d'astreinte et de garde de l'hôpital.
Ces derniers, après avoir félicité le requérant ont co-signé un programme de garde et d'astreinte, en date du 05 Juin 2025, le réintégrant au service hospitalier de chirurgie Orthopédique et Traumatologique, grande a été la surprise du plaignant, de constater qu'à cette même date la Conseillère Médicale a par la suite signé un autre programme d'astreinte le retirant du service.
Il aurait rencontré la Conseillère Médicale, pour comprendre les raisons de ce revirement, cette dernière lui aurait fait clairement comprendre, que c'est sous instruction du Docteur NDOM Marie Solange, qu'elle aurait décidé de retirer Docteur NYANKOUE MEBOUINZ Ferdinand du fichier du personnel médical de l'hôpital, au motif qu'il n'aurait pas donné des justificatifs du ministère de la santé, lors de son départ en stage, pourtant initié par le Ministère de l'Enseignement supérieur.
Le requérant aurait tenté en vain de rencontrer le Docteur NDOM Marie Solange, pour comprendre les raisons de ce refus de réintégration au service de chirurgie Orthopédique et Traumatologique.
Docteur NYANKOUE MEBOUINZ Ferdinand se serait retrouvé par la suite dépossédé de son bureau, cadre de travail, alors que des infirmiers major en disposent chacun.
Les requises auraient donc acté de par ce geste humiliant, si le Tribunal le confirme, son exfiltration de cet hôpital où il a été régulièrement affecté par l'autorité compétente.
Face à cette difficulté, Docteur NYANKOUE MEBOUINZ, aurait, pendant plusieurs jours, fait le pied de grue à son secrétariat, dans le but de recueillir, s'il y'a lieu, des clarifications relatives, aux obstacles administratifs particuliers à sa réintégration au service de chirurgie Orthopédique et Traumatologique, a l'issue de sa mission de stage académique.
Le Tribunal décidera, s'il y a eu "refus manifeste de faire réintégrer le Docteur NYANKOUE MEBOUINZ Ferdinand du service hospitalier" toute chose qui serait d'autant plus incompréhensible et abusif, en ce que pendant son séjour en France, le requérant serait resté en contact avec la nouvelle administration de l'hôpital, le Docteur NDOM Marie Solange aurait personnellement apposé son Visa sur le rapport de prestation de soins, pour le changement de grade universitaire, en date du 05 février 2025.
Pour éviter de tomber sous le coup d'une défaillance administrative pour absence irrégulière au poste, le plaignant, qui aurait jugé nécessaire un recours administratif afin d'établir à toutes fins utiles sa bonne foi, aurait, dans un premier temps, informé le Ministère de la Santé publique, puis dans un second temps le Gouverneur de la région du Littoral, qui aurait transmis une requête au Directeur de l'Hôpital Laquintinie, "pour action".
Le juge décidera s'il y a eu injustice causant au plaignant, ainsi qu'à sa famille un grave préjudice moral et financier, qui ne saurait perdurer, le contraignant à s'adresser à la justice, pour être rétabli dans ses droits.
Les faits seront dès lors constitutifs d'infractions intentionnelles de refus d'un service dû et d'abus de fonction, prévus et réprimées par le code pénal Camerounais en ses diverses articles 74 alinéa 2, 97, 140 et 148:
En raison des différents préjudices qui pourraient résulter pour le requérant, et sa famille des Infractions déplorées, il s'est constitué d'ores et déjà partie civile et réclame en réparation desdits préjudices, les sommes qui lui sont dues, au titre des dommages et intérêts et dont le quantum sera déterminé en temps opportun.
Après l’ouverture de l’audience du 23 octobre 2025, les prévenues ont finalement répondu à l’invitation de la justice. Il aura fallu trois renvois successifs pour qu'elles apparaissent à la barre.
L’affaire fut d’abord renvoyée au 28 mai 2026, avant d’être une nouvelle fois reportée au 27 juillet 2026.
Marcel MVONDO