Nouvelles révélations de la famille de Clarisse, la jeune femme décédée le 28 mai 2026 après un accouchement compliqué

CLARISSE Elle est le symbole d’un système où la négligence, l’arrogance et le mépris de la vie humaine

Mon, 8 Jun 2026 Source: www.camerounweb.com

De nouvelles révélations émergent dans l’affaire de Clarisse, une jeune femme décédée le 28 mai 2026 après un accouchement compliqué. Selon un membre de sa famille, elle aurait été maintenue de longues heures en travail provoqué avant d’être transférée vers un autre hôpital pour une intervention chirurgicale. Dans un courrier envoyé à l’activiste N’zui Manto, les proches dénoncent de possibles manquements dans sa prise en charge médicale, notamment les conditions du transfert, l’information donnée à la patiente et les soins reçus après l’opération. Ils affirment également que Clarisse aurait présenté des signes de vie après l’annonce de son décès.

« Le 28 mai 2026, Clarisse a été admise dans une clinique pour son accouchement. Elle a été soumise à un travail provoqué (forcé) et est restée en travail continu toute la journée.

Vers 17 h 30, épuisée, Clarisse a supplié la sage-femme, disant qu’elle n’avait plus la force de continuer. En réponse, un comprimé lui a été administré. Malgré cela, les douleurs ont continué sans évolution.

Aux environs de 21 h 30, la sage-femme a informé la famille que la mère et l’enfant étaient fatigués et que le bébé ne progressait pas. Elle a alors proposé un transfert vers un autre hôpital. La famille a accepté immédiatement et a demandé que le transfert soit organisé.

Papa Nzui, au lieu de lancer un transfert médical sécurisé, la sage-femme est revenue avec une facture, que la famille a payée sans discuter. Après paiement, Clarisse — en pleine souffrance — a été invitée à marcher jusqu’à l’hôpital de référence, sous prétexte que « marcher est du sport » et faciliterait l’accouchement.

Clarisse a ainsi été conduite à Hôpital PMI de Loum, situé à côté de la morgue, non loin du Carrefour Permanence, où elle devait subir une intervention chirurgicale.

À son arrivée à l’hôpital PMI de Loum, sa mère et son mari ont été invités à signer un consentement pour une opération, sans que Clarisse ne soit informée ni consultée. Ce n’est qu’après la signature qu’on lui a annoncé — de manière jugée brutale par des témoins — qu’elle allait être opérée. Elle a été conduite immédiatement au bloc opératoire.

Peu après, les pleurs du nouveau-né ont été entendus. Le bébé a été remis à la mère de Clarisse. Clarisse, elle, est restée au bloc.

Quelques minutes plus tard, Clarisse a été ramenée sur un brancard, inconsciente, sous oxygène et perfusion. Elle ne portait ni sonde urinaire ni protection hygiénique, malgré l’opération.

Lorsque la perfusion s’est achevée, la tension artérielle a d’abord été annoncée comme remontant lentement, puis comme chutant. Le médecin appelé est arrivé et a retiré la perfusion ainsi que l’oxygène.

Peu après, la mère de Clarisse a été convoquée et informée que l’équipe médicale avait « fait de son mieux », mais que Clarisse était décédée.

Cette annonce a bouleversé la famille, d’autant plus que Clarisse avait marché seule jusqu’à l’hôpital et ne présentait aucun saignement visible.

Papa Nzui, pendant que la famille priait encore, Clarisse a montré des signes de vie : mouvements des doigts, salive à la bouche. Malgré les supplications de sa mère, le médecin a refusé de remettre l’oxygène, affirmant que « lorsqu’un décès est déclaré, il est définitif ».

Clarisse a ensuite été retirée de la salle et conduite à la salle Kitiara, où elle a finalement rendu l’âme.

Papa Nzui, nous nous tournons vers toi, Nzui Manto, parce que ta voix porte là où les victimes sont étouffées.

Clarisse n’est pas un simple cas médical. Elle est le symbole d’un système où la négligence, l’arrogance et le mépris de la vie humaine détruisent des familles entières.

Nous te demandons humblement de porter cette affaire, afin que la vérité soit faite, que les responsabilités soient établies et que plus jamais une femme ne meure ainsi en donnant la vie.

Clarisse mérite justice.

Sa famille mérite la vérité.

Et notre pays mérite un système de santé humain. »

Source: www.camerounweb.com