L’équipement vise les moustiques, tiques, puces et glossines
Le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales a inauguré le 12 octobre à Ngaoundéré un laboratoire d’entomologie médicale et vétérinaire au sein de la Mission spéciale d’éradication des glossines.
La trypanosomiase animale affaiblit les bovins, réduit leur poids et leur productivité et augmente les dépenses des éleveurs. Un diagnostic plus proche peut éviter des traitements tardifs ou empiriques. Mais la présence d’équipements ne garantit pas leur usage : réactifs, techniciens, maintenance et chaîne de prélèvement doivent fonctionner ensemble.
Le laboratoire est annoncé comme un outil d’étude des arthropodes, notamment moustiques, tiques, puces et mouches tsé-tsé.
Cette approche élargie peut soutenir la surveillance de plusieurs maladies vectorielles et relier santé animale, revenus pastoraux et santé publique dans une logique “Une seule santé”.
Les premiers résultats devraient être publiés sous forme de délais de diagnostic, zones surveillées, espèces identifiées et foyers traités. Pour l’éleveur, la valeur du laboratoire se mesurera au nombre d’animaux sauvés, au coût évité et à la rapidité avec laquelle l’alerte atteint le terrain.