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Cameroun : le rêve de l’opposition de former un groupe parlementaire vole en éclat

Assemblée Nationale, Les Parlementaires seize députés issus de quatre formations d’opposition souhaitant se constituer en groupe

Sat, 19 Mar 2022 Source: www.camerounweb.com

Tel dans une faculté de littérature, c’est à un véritable débat de grammaire et de sémantique que nous avons eu droit de la part du parlement camerounais ces derniers jours. Tandis que des élus de l’opposition estiment, au regard des textes en versions françaises et anglaises qui régissent le fonctionnement du parlement, être en droit de se constituer en groupe parlementaire, les élus de la majorité présidentielle trouvent que ce n’est nullement le cas, et que l’opposition seraient en train faire une interprétation erronée desdits textes. Comme on pouvait s’y attendre, c’est la raison de la majorité présidentielle qui a fini par l’emporter, mettant ainsi fin à cette tentative de regroupement parlementaire.

Mais alors, qu’en est-il réellement ?

En effet, seize députés issus de quatre formations d’opposition souhaitant se constituer en groupe parlementaire affirment avoir exploité l’alinéa 1 de l’article 20 de la loi portant règlement intérieur de l’assemblée nationale, l’interprétation étant fondée sur une lecture conjointe du texte en français et de celui en français.

« Nous savons qu’au Cameroun, les textes sont d’abord écrits en français avant d’être traduits en anglais. Donc si la traduction en anglais n’a pas épousé fidèlement l’esprit de l’écriture en français, nous nous en tenons à l’esprit de la lecture en français. Et donc, nous avons fondé le groupe. Nous l’avons déclaré comme le règlement intérieur veut que cela soit déclaré, c’est-à-dire une déclaration publique portant la signature d’au moins quinze députés. Nous en sommes à seize », affirme Koupit Adamou, député membre du groupe parlementaire en création.

Cependant, côté RDPC, le parti au pouvoir, on ne voit pas les choses de cette manière. Le député Assomba Mbengono réagit en ces termes :« Je crois que c'est une insuffisance de lecture. Nos collègues auraient plutôt gagné à exploiter les dispositions du même règlement intérieur de l'article 123 alinéa 5 qui requiert un minimum de seize signatures pour introduire une proposition de modification du règlement intérieur, de manière que celle-ci puisse leur être favorable ».

Alors, qu’en pensez-vous de votre côté ?

Source: www.camerounweb.com