Elle multiplie les publications sur la situation interne du MRC
Dans une mise au point, publiée sur les réseaux sociaux, l’ex militante du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC), Laure Noutchang s’interroge sur les exclusions au sein du parti et appelle à un dialogue avec ceux qui ont engagé des procédures judiciaires contre le parti. Elle estime que certaines exclusions pourraient avoir été injustes et invite à examiner leurs motivations plutôt que de les qualifier systématiquement d’« infiltrés ». S’appuyant notamment sur la pensée de Max Weber sur le rapport entre vocation et profession politique, elle évoque également la possibilité de dédommager d’anciens militants qui estimeraient avoir été injustement écartés après des années d’engagement. Elle exhorte enfin les dirigeants du MRC à négocier avec les contestataires, dans un contexte qu’elle décrit comme une « zone de turbulences », tout en affirmant que « la victoire est proche ».
Mise au point !
Des militants exclus injustement depuis la création du MRC
Il faudra un jour dialoguer et rassembler. Est-ce qu'il y'a pas eu injustice parfois dans les multiples exclusions ?
Les cas des derniers militants qui ont déposé les plaintes contre le MRC et qui semblent ne rien lâcher exige que les intellectuels se penchent sur la problématique. L'intellectuel pense une nation. La démocratie a l'âge d'un enfant qui fait ses premiers pas au Cameroun.
Faut-il revoir les motifs d'exclusion dans les formations politiques au Cameroun ?
Nombreux insultent ceux qui ont déposé les plaintes sans pourtant engager une analyse profonde sur les motivations. C'est parfois facile de toujours dire qu'ils sont des infiltrés mais sitôt que rien n'est prouvé, c'est la calomnie.
Plusieurs sympathisants et adhérents même du MRC peuvent parfois dénigrer ces derniers mais en réalité ils n'ont aucune idée du sacrifice et de l'engagement des contestataires. Ils se couchent chez eux et sont dans le messianisme politique.
C'est parce que nombreux n'ont jamais réalisé le type de sacrifice que certains contestataires ont fait qu'ils s'expriment avec légèreté. C'est facile de conclure mais il faut parfois se mettre à la place des autres.
Je n'aurai pas déposé une plainte mais je les comprends tous. Mais si l'on songeait un instant aux dédommagements, puisque certains estiment qu'ils doivent accepter les exclusions et tout abandonner pour partir en les abandonnant le MRC.
Et s'ils avaient fait de la politique un métier ? Chez Max Weber, l’idée de « faire de la politique son métier » apparaît surtout dans sa conférence Politik als Beruf (Le métier et la vocation de politique), prononcée en 1919.
Weber distingue deux choses :
-Vivre pour la politique (für die Politik leben)
La politique est une vocation, une cause à laquelle on consacre son énergie et ses convictions.
-Vivre de la politique (von der Politik leben)
La politique devient une activité professionnelle dont on tire ses moyens d’existence.
Pour Weber, les deux ne s’excluent pas. Un professionnel de la politique peut vivre de la politique tout en vivant pour la politique. Le problème apparaît lorsque la recherche d'un revenu, d'un poste ou d'un pouvoir devient la motivation dominante.
Il insiste surtout sur les qualités nécessaires au responsable politique.
La passion, le sens de la responsabilité et le discernement proportion (Augenmaß).
La passion seule ne suffit pas, elle doit être accompagnée de responsabilité et de capacité à regarder la réalité politique avec distance.
Quand tu es victime d'injustice au travail tu laisses tout et part ? Je sais que mes propos sont rudes mais parfois il faut se mettre à la place des autres. Je pense que si les partis sont les propriétés de certains individus, ils doivent dédommager ceux qui estiment qu'ils ont été exploités. J'exhorte les dirigeants du MRC à négocier avec ces amis politiques car ils devront un jour assumer les conséquences de leurs comportements.
Merci beaucoup
NOUS SOMMES EN ZONE DE TURBULENCES
LA VICTOIRE EST PROCHE
Laure Noutchang Officiel