Les images qui circulent sur les réseaux sociaux en sont la preuve flagrante
Une campagne de désinformation visant l’ancien ministre camerounais Edgard Alain Mebe Ngo’o vient d’être révélée. Selon nos confrères du journal « Humanité », des images prises dans des contextes et à des dates différentes auraient été assemblées pour suggérer à tort un lien entre Mebe Ngo’o et le leader séparatiste Ayuk Tabe.
MÉBÉ NGO’O : L’OPINION PUBLIQUE MANIPULÉE, LA
Alors même que l’ancien ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Edgard Alain Mebe Ngo’o, a déjà été condamné par le Tribunal Criminel Spécial, une nouvelle campagne de manipulation de l’opinion publique refait surface.
Les images qui circulent sur les réseaux sociaux en sont la preuve flagrante. D’un côté, le ministre Mebe Ngo’o photographié à Douala. De l’autre, le leader sécessionniste Ayuk Tabe filmé aux États-Unis. Des lieux, des contextes, des dates totalement différents. Pourtant, les détracteurs de l’ancien ministre ont réussi l’exploit de les assembler, de les fusionner, pour fabriquer de toutes pièces un “élément de preuve” censé accréditer une complicité qui n’existe que dans le montage.
Cette fabrication grossière pose un problème de fond : pourquoi, après une condamnation déjà prononcée par le TCS, faut-il encore produire de fausses images ? Pourquoi cet acharnement médiatique qui ne s’éteint pas ?
1. Pourquoi fait-il peur ?
Edgard Alain Mebe Ngo’o incarne une figure de l’État, un homme qui a occupé pendant des années les plus hautes fonctions régaliennes. Sa connaissance des rouages du pouvoir, son réseau, son aura dans le Grand Sud et au-delà en font une personnalité qui dérange. Même hors des affaires, son seul nom suffit à mobiliser, à diviser, à structurer des débats. C’est cette capacité à exister politiquement, à peser dans l’imaginaire collectif, qui suscite la crainte chez ses adversaires. Le faire taire médiatiquement devient alors une stratégie.
2. Que cache cet acharnement ?
L’acharnement masque une volonté : empêcher toute réhabilitation, toute lecture nuancée du dossier. En continuant de “fabriquer des preuves” post-condamnation, ses détracteurs veulent clouer définitivement son image au pilori. L’objectif n’est plus judiciaire, il est politique et symbolique. Il s’agit de transformer Mebe Ngo’o en épouvantail, pour décourager toute voix qui oserait défendre le droit à un procès équitable ou dénoncer les montages. C’est la preuve que le combat ne se joue plus au TCS, mais dans l’opinion.
Au journal Humanité, nous posons le débat : jusqu’où peut aller la manipulation de l’image pour détruire un homme déjà jugé ? Quand la preuve devient un montage, c’est toute la crédibilité du débat public qui est abîmée.
Sylvestre Enyegue dp du journal Humanité