Les libérations des autres détenus parmi les 66 condamnés doivent s’échelonner jusqu’en février 2027
Ils font partie des 66 personnes condamnées le 8 octobre dernier. Leur remise en liberté, intervenue après le paiement des amendes selon leur avocat, Me Paul Alain Ndam, aurait été retardée de plusieurs jours.
Dix-neuf personnes arrêtées dans le contexte de la crise postélectorale d’octobre 2025 ont retrouvé la liberté dans la nuit du vendredi 16 au samedi 17 octobre 2026. Leur sortie soulage les familles, tandis que d’autres détenus restent incarcérés ou attendent leur jugement.
Devant la prison centrale de Kondengui, à Yaoundé, des proches ont accueilli les premiers libérés dans une atmosphère de soulagement, autour de 22 heures. Ces 19 personnes appartiennent au groupe des 66 condamnés le 8 octobre.
Abakar, premier à franchir la sortie, demeure silencieux. Samuel, lui, revient sur les dates qui ont marqué sa détention : « On nous a arrêtés le 26 octobre et nous sommes arrivés ici le 13 novembre. » Après près d’un an de privation de liberté, il remercie Dieu de pouvoir enfin retrouver les siens.
Un autre homme libéré conteste les raisons de son incarcération, affirmant avoir été enfermé pour avoir réclamé ses droits. Ces témoignages expriment le vécu des intéressés et leur lecture des événements ayant conduit à leur arrestation.
La sortie du groupe a toutefois été précédée d’une attente dénoncée par leur avocat. Me Paul Alain Ndam affirme que ces détenus auraient dû être libérés plusieurs jours auparavant, après le paiement des amendes. Son intervention soulève la question du délai entre l’accomplissement des formalités nécessaires et la remise en liberté effective.
Ces premières sorties ne ferment pas le dossier judiciaire de la crise postélectorale. Selon les informations rapportées, les libérations des autres personnes parmi les 66 condamnés doivent s’échelonner jusqu’en février 2027, en fonction de leurs situations respectives.
Parallèlement, plus de 60 autres détenus liés à cette même crise restent en attente de jugement devant le tribunal militaire de Yaoundé. Certaines audiences étaient annoncées pour la fin du mois d’octobre.
Boris Bertolt