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Politics Wed, 23 Feb 2022

Koupa-Kagnam : une femme tuée dans une mosquée à Koutaba

La scène s’est déroulée ce mercredi

Dans la mosquée centrale de Kagnam dans l'arrondissement de Koutaba

Une enquête a été ouverte

C’est une situation dramatique qui secoue l’arrondissement de Koutaba. Le corps d'une femme baignant dans une mare de sang a été retrouvé ce mercredi 23 février 2022 dans la mosquée centrale de Kagnam chefferie, dans l'arrondissement de Koutaba. La victime s'appelle Mirenjem Rikiatou veuve Ngbatou. Selon le chef de ce village situé à une vingtaine de kilomètres de Foumban dans le Noun, la découverte a été faite autour de 16h. Aussitôt informés, écrit le chef, le Pr Nji Mapoure Njankouo Yacouba, le commandant de brigade de Koutaba et le médecin chef du CMA de Mataket se sont rendus sur les lieux où une enquête a été ouverte. "Nous condamnons avec la dernière énergie ce crime d'un autre genre et prie que l'auteur les auteurs soit soient retrouve(s) rapidement pour répondre de son leur acte", dénonce Nji Mapoure. Ce dernier invite « les populations à la retenue (mais vigilance) et à attendre les conclusions de l'enquête ouverte à cet effet ».

En 2021, L'imam de la mosquée de Jakiri, dans la Nord-Ouest anglophone du Cameroun, avait été tué, alors qu'il était en pleine prière, a appris Anadolu de source locale.

« L'imam de la mosquée de Jakiri a été abattu par des rebelles séparatistes alors qu'il était en prière dans son lieu de culte », a déclaré à l'agence Anadolu le préfet du département de Bui, Lanyuy Henry Ngwanyi.

Selon cette autorité locale, les raisons de l’assassinat de cet imam devant ses fideles par les sécessionnistes, ne sont pas connues.

Depuis le début de la crise anglophone fin 2016, le Nord-Ouest et Sud-Ouest du Cameroun sont en proie de plusieurs attaques menées par des groupes armés sécessionnistes et des gangs de criminels armés, qui pillent les villages, tuent des civils et militaires et procèdent à des enlèvements contre rançon.

Il existe actuellement au moins 20 groupes séparatistes armés sur le terrain, chacun étant dirigé par un « général » autoproclamé.

Le 6 décembre dernier, le Cameroun a organisé des élections régionales visant à donner plus d’autonomie à chaque région du Cameroun et avec un statut spécial aux deux régions anglophones du pays.

En attendant la mise en place de ce statut spécial, les opérations militaires se poursuivent dans les zones anglophones. Et les attaques séparatistes se sont intensifiées
Source: www.camerounweb.com