Présidentielle 2025 : Nouvelles révélations sur le plan de Boris Bertolt contre Maurice Kamto

MAURICE KAMTO BORIS BERTOLT Jean-Pierre Du Pont affirme avoir envisagé l’organisation d’une investiture symbolique de Kamto

Fri, 14 Aug 2026 Source: www.camerounweb.com

C’est un épisode survenu à Paris en 2019, lorsque Jean-Pierre Du Pont affirme avoir envisagé l’organisation d’une investiture symbolique de Maurice Kamto alors incarcéré. Il raconte avoir été contacté par Boris Bertolt, qui lui aurait demandé d’abandonner ce projet au profit d’une célébration de l’élection de Kamto, avant de lui annoncer que « les boss » s’y opposaient.

Les édifications à la lumière des révélations du capitaine Effoudou.

À la lumière des indications du capitaine Effoudou, je suis remonté quelque peu dans le temps afin de mieux comprendre un épisode qui m’avait fait croiser, furtivement, le chemin de Boris Berthold.

Nous sommes en mai 2019 à Paris. Je participe alors à la marche réclamant la libération de Maurice Kamto, incarcéré à Kondengui avec plusieurs autres personnes, parmi lesquelles Christian Penda Ekoka et mon ami Paul Éric Kingué.

De retour à Londres, Boris Johnson, alors ministre britannique des Affaires étrangères et mon voisin immédiat — nous habitions à quelques pâtés de maisons l’un de l’autre — me souffle l’idée d’une investiture de Maurice Kamto in absentia, qui pourrait constituer un instrument de rapport de force sur le plan international. L’idée était de faire subtilement passer Kamto du statut de « président élu » à celui de président proclamé, avec, à la clé, la possibilité de ratifier le Statut de Rome.

L’investiture devait avoir lieu à Paris, sur la place de la République, et les Camerounais semblaient trouver l’idée géniale.

C’est dans ce contexte que Boris Berthold, qui s’était spontanément présenté à moi à Paris comme vivant à Londres — alors que je ne le connaissais jusque-là ni d’Adam ni d’Ève —, me passe un coup de fil, à ma grande surprise. Je n’avais, à aucun moment, le souvenir de lui avoir communiqué mes coordonnées.

Après les civilités d’usage, il m’enjoint, sur un ton presque comminatoire et péremptoire, d’annuler mon projet d’investiture et de ne plus communiquer à son sujet. En guise d’alternative, il me propose d’organiser plutôt la célébration de l’anniversaire de l’élection de Kamto, le samedi 5 octobre.

Je tente de me contenir et de rester correct. Je lui explique que cette proposition ne correspond ni à la lettre ni à l’esprit de mon projet, que j’entends mener à son terme. Je lui précise au passage que, depuis mon départ du séminaire, il y a plus d’un demi-siècle, j’avais cessé d’éprouver le besoin de recourir aux services d’un directeur de conscience.

Là-dessus, il promet de me rappeler. Ce qu’il fait effectivement en fin de soirée, pour m’annoncer que « les boss » ont dit non.

Je lui demande alors de quels « boss » il parle. Devant ses menaces à peine voilées, je finis par l’envoyer se faire foutre et lui raccroche violemment au nez.

Dans les heures qui suivent, il se fend d’un post dans lequel il publie ma photo de profil Facebook et me présente comme l’initiateur d’un projet susceptible d’attenter à la vie de Maurice Kamto. Les crétins et les ignorants se précipitent alors, tels des charognards sur une carcasse, pour relayer cette accusation.

Or, mon projet n’avait rien à voir avec une quelconque atteinte à la vie de Maurice Kamto. Il visait tout simplement à maintenir un rapport de force avec le pouvoir sur le terrain politique et international.

C’est à partir de cet épisode que j’ai fait le serment de ne plus rien entreprendre avec la meute. J’ai alors créé le Front Patriotique Camerounais (FPC), qui travaille exclusivement en son nom propre et en osmose directe avec ce que feu le Président Ahmed Sékou-Touré qualifiait de "partie saine du peuple".

Lorsque j’ai appris, au détour des révélations du capitaine Effoudou, que Boris Berthold aurait été un « collabo » et qu’il serait en contact régulier avec les émissaires de Ferdinand Ngoh Ngoh, j’ai, de fil en aiguille, fait le rapprochement avec ce que m’avait naguère confié mon ami Paul Éric Kingué : selon lui, ce dernier aurait entretenu une relation intime avec Louis-Paul Motazé, qui lui aurait réservé l’exclusivité de certaines fuites.

Des révélations récentes ont ainsi donné un éclairage nouveau à un épisode que je croyais, jusqu’ici, isolé.

JPD

Source: www.camerounweb.com