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Etoudi : les choses se précisent pour la succession de Paul Biya ; un nom a (encore) fuité

Ngoh Ngoh est allé en Grande-Bretagne pour visiter la communauté du renseignement britannique

Wed, 9 Feb 2022 Source: www.camerounweb.com

• Qui pour l’après Biya ?

• Le nom du ministre Ousmane Mey évoqué

• Le nom de Ngoh Ngoh revient et semble peser dans la balance



La guerre de succession à Etoudi est lancée et ce n’est plus un secret de polichinelle. Il y a quelques jours, le nom du ministre Ousmane Mey, considéré comme le fils adoptif de Paul Biya, était mentionné comme le dauphin surprise au milieu de Motaze, Ayolo et Ngoh Ngoh.

Une enquête de Decclassified UK revient subtilement dans l’affaire. Dans son enquête, le média anglais évoque le nom de Ferdinand Ngoh Ngoh, le "bras droit" de Biya, comme son potentiel successeur.

« Ngoh Ngoh est venu en Grande-Bretagne en mai 2018 pour visiter la communauté du renseignement britannique », rappelle le média.

« Lors d’une réunion de Heappey avec Ngoh Ngoh, qui est aussi le successeur probable de Biya, on lui a dit de souligner : "Il semble qu'il y ait encore trop d'allégations relatives à la crise anglophone, nonobstant la possibilité de désinformation [fake news], toutes les allégations crédibles doivent être examinées », rajoute l’enquête.

Etoudi : Paul Biya relativement très affaibli, son dauphin surprise révélé

C’est un secret de Polichinelle. La guerre de succession est lancée au Palais d’Etoudi pour le positionnement dans l’après Paul Biya. Jeune Afrique a consacré une série d’article sur la guerre des clans qui se mène actuellement. Manifestement, tout cela affaiblit considérablement Paul Biya. C’est du moins, ce qui ressort de l’analyse de François Soudan, directeur de la rédaction de Jeune Afrique, reçu ce dimanche sur rfi.

Dans son intervention sur Rfi, François Soudan révèle que le ministre Ousmane Mey, considéré comme le fils adoptif de Paul Biya sera le dauphin surprise au milieu de Motaze, Ayolo et NGO NGO. Ce scénario pourrait prendre de court beaucoup de clan dans le sérail.

Qui est Ousmane Mey ?

Fils de l'ancien gouverneur Abba Ousmane Mey et élevé dans une famille de classe moyenne, Alamine Ousmane Mey étudie l'électronique en Allemagne à l'Université technique de Rhénanie-Westphalie à Aix-la-Chapelle, en Belgique et en Turquie. En 1993, il entre à la banque CCEI (qui deviendra Afriland First Bank), et en est promu directeur général en 2003. En 2004, il pilote le lancement de I-CARD, le premier porte-monnaie électronique dans la sous-région d'Afrique centrale .

Les 26 et 27 avril 2010, accompagné de deux autres hommes d'affaires camerounais, il accompagne Paul Biya, président de la République à un sommet sur la création d'entreprise à Washington.

Le 9 décembre 2011, il est nommé ministre des Finances du Cameroun. Sous son mandat, le pipeline Lom Pangar est achevé et le Cameroun passe le cap des 5 % de croissance dans un contexte financier international moribond. Il mène des réformes de simplification des procédures et de modernisation des administrations. Sous son impulsion, le premier site internet du ministère des finances camerounais est lancé.

En décembre 2012, il met un point d'honneur à défendre et réguler le secteur de la microfinance qu'il identifie comme un excellent vecteur de croissance du pays. En février 2014, il fait fermer 84 établissements de microfinance illégaux au Cameroun, et rappelle à l'ordre les autres l'année suivante pour faire respecter scrupuleusement les règles en vigueur.

La succession

Bien sûr, la Constitution camerounaise est claire. En cas de décès du chef de l’État par exemple, il reviendrait au président du Conseil constitutionnel (en l’occurrence à Clément Atangana) de publier une déclaration de vacance en procédure d’urgence et de l’insérer au journal officiel, en français et en anglais. Mais pour cela, il devrait lui-même avoir au préalable réuni les deux tiers des membres dudit Conseil, à la demande du président de l’Assemblée nationale (en l’occurrence, Cavaye Yeguie Djibril). Charge ensuite au président du Sénat d’organiser des élections dans un délai maximal de 120 jours.

Source: www.camerounweb.com