Guerre au RDPC : L’ex-ministre, Zacharie Perevet ouvre le feu sur son «fils», Manaouda Malachie

ZACHARIE PEREVET MANAOUDA MALACHIE Il eproche notamment à Manaouda Malachie de saper les activités du RDPC

Wed, 23 Sep 2026 Source: www.camerounweb.com

Dans une lettre adressée le 7 septembre 2026 au secrétaire général du RDPC, Jean Nkuete, l’ex-ministre Zacharie Perevet met en cause le ministre de la Santé, Manaouda Malachie, qu’il accuse d’être à l’origine de plusieurs difficultés du parti dans le Mayo-Tsanaga, avec le maire de Mokolo, Vohod Deguime.

Dans une longue lettre datée du 7 septembre 2026, l’ex-ministre Zacharie Perevet, non moins chef de la délégation départementale du RDPC dans le Mayo-Tsanaga, écrit au secrétaire général du RDPC, Jean Nkuete, pour lui signifier que tous les maux du RDPC dans cette unité administrative, la plus peuplée de l’Extrême-Nord, ne tiendraient qu’à une seule personne : le ministre Manaouda Malachie, et, accessoirement, à son « acolyte », le maire de la commune de Mokolo, Vohod Deguime.

Ce n’est pas la première fois que l’ex-ministre de Paul Biya, qui a perdu toutes les élections auxquelles il a pris part dans son arrondissement de Koza, ainsi que lors de la première élection des conseillers régionaux, lance des attaques en règle contre celui qu’il présente pourtant publiquement comme son « fils » et qu’il tente de tailler en pièces en privé. Depuis sa sortie du gouvernement, en janvier 2019, pas moins de 23 correspondances, tantôt adressées à Jean Nkuete, tantôt à Paul Biya, toutes mettant en cause Manaouda Malachie, ont ainsi été recensées.

Dans sa lettre, Zacharie Perevet reproche notamment à Manaouda Malachie de ne rien faire sur le terrain et, plus grave encore selon lui, de saper les activités du RDPC alors même que, paradoxalement, l’intéressé sort d’une grande campagne de santé gratuite qui a été saluée par les populations. Toujours dans la correspondance, l’auteur affirme, en revanche, se démener comme un beau diable pour donner au parti toute sa vitalité dans le Mayo-Tsanaga.

Boris Bertolt

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