Cette montée en influence fait de lui une cible du pouvoir et de certains acteurs de l’opposition
Cabral Libii est l’une des principales figures de l’opposition camerounaise et un adversaire de plus en plus gênant pour le système RDPC. Cette montée en influence fait de lui une cible du pouvoir et de certains acteurs de l’opposition, qui chercheraient à affaiblir son leadership.
Dans sa dernière sortie, diffusée ce vendredi et devenue virale sur les réseaux sociaux Facebook, WhatsApp et TikTok, Cabral Libii affirme sa détermination à aller jusqu'au bout de son engagement politique. Il tend également la main au peuple camerounais et aux opposants crédibles pour faire évoluer le rapport de force entre ce peuple et cette clique d'incompétents au cœur de l'appareil exécutif de l'État.
Cabral apparaît aujourd'hui comme l'unique opposant qui tire à balles réelles sur le système RDPC et ses alliés. Il devient ainsi une véritable menace pour le processus de gré à gré.
De jour en jour, il affirme son leadership et s'impose face à un système sans véritable leadership, qui utilise les moyens d'action du pouvoir ; postes, rentes, répression et force) pour s'imposer. C'est d'ailleurs l'une des raisons pour lesquelles Tchiroma, malgré les résultats réels sur le terrain, n'a pas été déclaré vainqueur.
Joshua Osih, Matomba et Bello sont politiquement morts et devenus inexistants. Kamto a été chassé du MRC par Atanga Nji, après avoir été écarté de la présidentielle de 2025. Pendant ce temps, Cabral résiste. Il a résisté à la tempête déclenchée par le MINAT avec la complicité de Robert Kona. Il résiste également à l'instrumentalisation de Nourane Fotsing, aujourd'hui récompensée par une mission de l'Assemblée nationale en Chine.
Cabral est debout et poursuit son chemin. Contrairement aux leaders âgés de 70 ans et plus, il sait qu'il a tout son temps. Et cette réalité inquiète le système, qui fait désormais de lui une nouvelle cible, aussi bien pour le pouvoir que pour une partie de l'opposition.
Un slogan a même été initié dans cette perspective : « Tout sauf Cabral ».
Le régime affiche une tolérance zéro dans les débats sur la démocratie, le droit et la gouvernance. Il bombe le torse avec ses intellectuels, prêts à déconstruire toutes les attaques. Mais il se montre beaucoup plus frileux face aux critiques portant sur l'économie et le développement. Car ici, nous parlons de chiffres et de données statistiques. Et c'est précisément sur ce terrain que Cabral frappe. Il frappe si fort que ses interventions suscitent une indignation collective au sein des populations.
Ce qui reste au régime, après cette dernière tentative de déstabilisation marquée par le retrait de la députée, c'est de mettre à contribution certains acteurs de l'opposition pour tenter de le discréditer.
En attendant, l'on annonce l'arrivée du PCRN dans l'arrondissement de Bayangam, précisément à Batoufam.
ALBIN MICHEL NJILO