'L’heure n’est plus aux promesses de congrès, mais au respect du militant de terrain'
À l’approche du renouvellement des instances dirigeantes du MRC, des militants du Sud interpellent les deux candidats à la présidence nationale sur leur vision pour cette région. Ils demandent notamment des mesures concrètes pour renforcer l’implantation du parti, prendre en compte les difficultés rencontrées par les militants sur le terrain et présenter un projet spécifique pour la fédération du Sud.
Dans le Sud, porter l’écharpe ou arborer les couleurs de l’opposition ne relève pas d’un simple choix politique : c’est un acte de bravoure au quotidien.
Être militant du MRC ou de l’opposition à Sangmélima, Ebolowa ou Kribi au cœur même de ce que certains considèrent comme le bastion exclusif du parti au pouvoir signifie affronter les intimidations, la stigmatisation sociale, les pressions administratives et le risque permanent de répression. Ici, chaque adhésion est une prise de risque, chaque réunion une épreuve.
À l’approche du renouvellement des instances dirigeantes nationales du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun, les délégués du Sud ne veulent plus de discours génériques. Ils exigent des réponses concrètes.
Aux deux candidats déclarés à la Présidence Nationale du MRC, la base militante du Sud pose publiquement ces questions directes :
-Pourquoi les délégués de Sangmélima en particulier et du Sud en général doivent-ils voter pour votre liste ? Qu’avez-vous précisément prévu pour les convaincre ?
-Quelle est votre réelle compréhension du terrain sudiste ? Connaissez-vous en profondeur les sacrifices, les menaces et les réalités vécues par ceux qui maintiennent la flamme allumée dans ce contexte hostile ?
-Quel plan d’action concret proposez-vous pour désenclaver et implanter durablement le parti dans le Sud face à l'appareil d'intimidation local ?
-À quel moment précis viendrez-vous échanger en direct avec les délégués du Sud pour présenter votre projet dédié à notre Fédération Régionale ? (Même en ligne nous sommes partants)
Le combat pour l’alternance ne se gagnera pas sans le Sud. Il se construira avec celles et ceux qui tiennent bon sur le terrain le plus complexe de la République.
L’heure n’est plus aux promesses de congrès, mais au respect du militant de terrain. Nous attendons vos engagements.
AUX MILITANTS, SYMPATHISANTS ET DÉLÉGUÉS DU MRC : FAITES ENTENDRE VOTRE VOIX !
Pierre Raould Weubassi