Leurs parents ont perdu connaissance sous le choc et ont été transportés à l’hôpital
Des jumelles de 25 ans, Sonita et Téclair, étudiantes en cinquième année de médecine à Douala, ont été retrouvées dans un snack du quartier Village, après plusieurs semaines d’absence du domicile familial à Nylon-Brazzaville.
Étudiantes de 5e année, Sonita et Téclair, 25 ans, recherchées par leurs parents depuis des semaines, ont été retrouvées vendredi dans un snack.
Un homme et son épouse ont perdu connaissance dans un snack à Village (Douala III) vendredi dernier. Dominique et Séraphine M. recherchaient leurs filles Sonita et Téclair, jumelles de 25 ans, parties récemment du domicile familial sis à Nylon-Brazzaville sur un coup de sang. Devant la situation, la sécurité du snack a appelé les forces de l'ordre, qui trouveront sur place le neveu de Séraphine, en compagnie de sa tante et son bel-oncle pour la circonstance.
De sources policières, Sonita et Téclair sont étudiantes en 5e année de médecine à Douala. Il y a quelques semaines, Séraphine aurait reproché à une de ses filles, alors attablée, de ne jamais rien faire comme tâche ménagère. De juste sortir chaque matin, et revenir manger... La concernée s'est vexée, a abandonné son plat et gagné la véranda, rejointe par sa sœur. Les jumelles ont ensuite parlé un moment, avant de quitter la concession. Leur mère se dit alors qu'elles vont chercher à manger en route. Elle se trompe...
A la nuit tombée, les deux sœurs ne sont pas revenues. De retour à la maison, leur père est informé. Il ne s'en formalise pas. La nuit passe. Séraphine se dit que les jumelles l'ont passée chez sa sœur à Bonabéri. Elle se trompe. Plusieurs jours passent. La mère « cède » la première et finit par appeler. Aucune des jumelles ne décroche.
Plusieurs jours passent encore, le père décide que c'en est assez et rameute la famille.
Mais personne, que ce soit à Pk 14, à Bonadibong ou à Bonabéri, n'a vu les jumelles. Ce lundi 26 octobre, Séraphine appelle à tout hasard. Téclair ne décroche pas. Sonita, oui. Enfin ! Sauf que la jeune fille ne dit rien. En tout cas, pas à sa mère : Séraphine l'entend converser avec une autre personne, espère qu'elle lui reviendra, et attend quatre bonnes minutes, juste pour entendre sa fille raccrocher... La famille saisit finalement la gendarmerie, évoquant un enlèvement.
Le mercredi suivant, Fabien, jeune du quartier ayant récemment commencé un boulot de vigile devant un snack à Village, dit à Dominique qu'il pense avoir récemment vu les jumelles dans ce lieu. Un plan est alors élaboré. Vendredi, Fabien appelle le père des jumelles : elles sont dans la place. Dominique, son épouse et le neveu Benoît arrivent.
Alors qu'ils cherchent où s'asseoir, Dominique, qui balaie la salle du regard, tombe sur six filles autour de bonbonnes, enveloppées de vapeur, ou de fumée. Selon ce que Benoît dira aux gendarmes, il s'est alors écrié : « Ce sont mes enfants ?! Ce n'est pas vrai ! », avant de s'évanouir. Son épouse s'est levée pour lui porter secours, mais s'est sentie mal également. La priorité pour Benoît et les gendarmes arrivés a été de conduire les parents inconscients à l'hôpital. Les fumeuses, elles, s'étaient évaporées. Aux dernières nouvelles, le gérant du snack a été interpellé.
AN