À Bafoussam, Nwokfa Chaselain prend la main sur le maillon discret du cacao-café
Les grands prix se négocient loin des champs, mais la qualité se construit au plus près des producteurs. À Bafoussam, Nwokfa Chaselain prend la tête d’une agence stratégique de l’Office national du cacao et du café.
L’agence de l’Ouest intervient dans l’encadrement des acteurs, le suivi des campagnes et le contrôle de la qualité.
Dans une région de production diversifiée, son nouveau responsable devra travailler avec planteurs, coopératives, acheteurs, transformateurs et services techniques.
Le défi est double. D’un côté, améliorer les pratiques post-récolte, la traçabilité et la conformité permet d’accéder à de meilleurs marchés. De l’autre, les producteurs ont besoin d’informations fiables sur les prix, de paiements rapides et d’organisations capables de négocier les coûts de transport et d’intrants.
La prise de fonction est présentée comme une relance opérationnelle, mais les objectifs chiffrés n’ont pas été publiés.
Une feuille de route locale pourrait suivre volumes contrôlés, défauts de qualité, coopératives accompagnées, différentiel de prix et plaintes traitées.
Le nouveau chef d’agence sera ainsi jugé sur la proximité réelle, pas sur le vocabulaire de redynamisation. Dans le
cacao comme dans le café, l’institution devient crédible lorsque le producteur voit un revenu plus prévisible et
l’acheteur une qualité plus constante.