Crise au RDPC : Affrontement ouvert entre Gervais Ndo et Jean Nkuete

Gervais Eric Ndo JEAN NKUETE Les élus régionaux ont annoncé qu’ils formeraient un bloc compact

Mon, 19 Jan 2026 Source: www.camerounweb.com

À la veille de son installation officielle, le Président élu, Éric Gervais Ndo, est attendu devant le Conseil de discipline du parti. Une convocation jugée « arbitraire » par les conseillers régionaux, qui annoncent une mobilisation sans précédent le 22 janvier 2026 à Yaoundé.

Alors que les préparatifs de la cérémonie d’installation du nouveau bureau régional battent leur plein, un coup de théâtre vient secouer le landerneau politique : Éric Gervais Ndo, fraîchement élu à la tête du Conseil régional, est convoqué devant la commission de discipline du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

La date choisie cristallise les tensions. Prévue pour le 22 janvier 2026, cette audition se tient à peine 24 heures avant l'installation solennelle du Président par le Gouverneur de la Région du Sud. Pour les soutiens d'Éric Gervais Ndo, ce télescopage des dates n'est pas fortuit et s'apparente à une tentative de déstabilisation institutionnelle.

Dans un communiqué au ton ferme, les Conseillers régionaux du Sud ont exprimé leur vive indignation. Ils rappellent une vérité électorale qu'ils comptent bien faire respecter :

« C'est nous qui avons voté pour Éric Gervais Ndo pour un mandat de 5 ans. Nous ne tolérerons pas que des décisions arbitraires viennent compromettre la volonté des électeurs. »

Dénonçant une « forfaiture », les élus régionaux ont décidé de ne pas laisser leur président seul face aux instances disciplinaires du parti. Ils ont annoncé qu’ils formeraient un bloc compact pour l’accompagner au Comité Central à Yaoundé.

Au-delà du cercle des élus, la base s'organise. Selon les informations de Digital B, une forte mobilisation citoyenne est en gestation. Jeunes, militants et sympathisants du RDPC prévoient de converger vers le siège du parti ce jeudi.

Les enjeux dépassent désormais la simple procédure disciplinaire :

Défense de la démocratie locale : Le respect du choix des grands électeurs.

Protection des institutions : L'intégrité de la fonction de Président de Région.

Souveraineté régionale : Le refus d'une gestion « télécommandée » des affaires du Sud.

Cette crise pose un véritable défi au comité de discipline. Entre la discipline interne au parti et la légitimité d'un exécutif régional élu, la ligne est étroite. Le 22 janvier sera sans aucun doute une journée test pour la cohésion du parti au pouvoir dans la région natale du Chef de l'État.

Le Sud restera-t-il soudé derrière son nouveau président ? La réponse se jouera sous les fenêtres du palais des congrès de Yaoundé.

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