Ils se voient reprocher une co-gouvernance par procuration
Certaines manifestations diplomatiques sont instrumentalisées pour donner une légitimité politique à Franck Biya et préparer une succession officieuse.
UN ÉTAT EN MAUVAIS ÉTAT : LA VACANCE DU POUVOIR ET LA RÉGENCE DE L’OMBRE
Le sommet de l'État camerounais assiste à une mise en scène protocolaire d’imposture, destinée à masquer l'affaiblissement du pouvoir central et l’inactivité institutionnelle d’un président nonagénaire.
Derrière les portes closes du Palais de l'Unité, le débat ne porte plus sur la gouvernance publique, mais s'articule autour d'une vacance de fait, exploitée par des cercles d'influence pour orchestrer une transition non officielle.
SCANDALES FINANCIERS ET OPACITÉ DU CABINET CIVIL
La gestion des affaires présidentielles suscite de graves accusations de prévarication et de détournement de deniers publics au sein du Cabinet civil : compte tenu du nombre de frasques et scandales financiers, nous croyons qu’il faut institutionnaliser la transparence des fonds alloués au fonctionnement civil de l’institution en dépit de leur caractère fluctuant!
Un vol a eu lieu dans la nuit du 15 au 16 juin 2023 à la présidence du Cameroun, dans le bureau de Samuel Mvondo Ayolo, directeur du cabinet civil de Paul Biya. Depuis, les rumeurs vont bon train s’agissant de coffres-forts privés massifs, hors des circuits bancaires légaux. Il est réputé désormais comme le plus gros thésaurisateur de la fonction publique! Pourquoi garde-t-Il autant de liquidité si ce n’est pour de basses besognes?
Des soupçons pèsent sur l'utilisation opaque de fonds étatiques libérés lors des déplacements officiels à l'étranger, notamment pour l'apurement de dettes hôtelières en Suisse, dont le règlement effectif reste contesté.
Des sources internes dénoncent aussi la confiscation indue de primes dues au personnel de la présidence, alimentant un climat de fronde et de suspicion de corruption systémique.
TRAFIC D'INFLUENCE ET USURPATION DE SIGNATURE
L'incapacité pratique du chef de l'État à assumer l'intégralité de ses prérogatives a favorisé l'émergence d'un système de signatures parallèles. Le Cabinet civil et l'entourage direct du président, notamment Franck Biya, se voient reprocher une co-gouvernance par procuration qui crée des obstructions institutionnelles dans le fonctionnement de l’État.
Les nominations aux postes clés de l'administration et de la diplomatie découleraient d'un trafic d'influence direct orchestré par ces clans rivaux, court-circuitant les procédures républicaines pour placer des fidèles et garantir l'immunité future du cercle restreint.
UNE DIPLOMATIE DE FAÇADE POUR UNE SUCCESSION MISE EN SCÈNE
La récente instrumentalisation d'événements diplomatiques, à l'instar de visites de dignitaires étrangers ou de réceptions officielles menées en présence de Franck Biya, est analysée par plusieurs observateurs comme une stratégie de légitimation politique. En simulant la continuité institutionnelle par des poignées de mains médiatisées, le directeur du Cabinet civil et le fils du président tentent de pérenniser un régime en expiration, substituant l'intérêt supérieur de la nation par des manœuvres de positionnement dynastique soutenues par des complicités externes.
PS.
Les camerounais regardent cette scène… mais nous autres dénonçons inlassablement!
Quand je vous parle de la puérilité de Frank Biya et Mvondo Ayolo… la voici en image!
Définitivement… un clown et un bonobo ne devront pas diriger ce pays!
Voilà encore une preuve que Paul Biya (le président de la République du Cameroun n’existe pas)
Loïc Kodjay