Vice-présidence : Franck Biya s’impose comme la clé de voûte de l’après-Biya

FRANCK BIYA RETOUR ETOUDI Son arrivée au sommet pourrait garantir une transition sans rupture

Fri, 6 Nov 2026 Source: www.camerounweb.com

Franck Biya est un potentiel acteur central de la succession de Paul Biya, voire un futur vice-président et chef de l’État. Sont mis en avant pour ce choix, cinq atouts supposés : sa capacité à préserver la stabilité institutionnelle, son absence de gestion directe des fonds publics, ses relations avec les partenaires internationaux, sa connaissance des rouages de l’État et son profil générationnel.

Le choix de la raison : Pourquoi Franck Biya s’impose comme la clé de voûte de l’après-Biya?

Alors que le Cameroun amorce le virage le plus crucial de son histoire contemporaine, la question de la transition politique n'est plus un tabou, mais une urgence absolue.

Dans ce grand échiquier, une figure capte tous les regards : Franck Emmanuel Biya. Loin des projecteurs mais au cœur des réseaux de pouvoir, l'homme d'affaires discret dispose de cinq leviers majeurs qui pourraient en faire le prochain vice-président puis le chef de l'État. d'un Cameroun en quête de stabilité.

Au Cameroun, la politique est un art de la patience et du secret. À ce jeu, Franck Biya a été à excellente école. Face à une opposition fragmentée et à des ambitions internes dévorantes au sein du parti au pouvoir, sa neutralité apparente devient sa force première. Loin d'être un simple "fils de", il incarne pour beaucoup l'assurance d'une transition sans rupture brutale.

Voici les cinq atouts maîtres qui font de lui le candidat naturel de la continuité et de la modernisation :

1. La garantie absolue de la stabilité institutionnelle : En tant que figure centrale mais non partisane, sa nomination à la vice-présidence désamorcerait instantanément les guerres de factions au sein du RDPC. Il est le seul capable de rassurer l'armée, les services de sécurité et l'appareil d'État.

2. Une virginité politique face aux scandales de corruption : Contrairement aux barons du régime qui s’entredéchirent dans les tribunaux, Franck Biya n'a jamais géré de deniers publics. Sa carrière s'est bâtie dans le secteur privé, ce qui lui confère une immunité politique rare face aux accusations d'enrichissement illicite sur le dos de l'État.

3. Le canal direct avec les partenaires internationaux : Reçu discrètement par plusieurs chancelleries occidentales et africaines ces dernières années, il rassure les investisseurs étrangers. Pour Paris, Washington ou Pékin, il représente la certitude que les accords bilatéraux et les investissements seront sanctuarisés.

4. La maîtrise de la culture d’État sans l'usure du pouvoir : Ayant grandi dans les cercles décisionnels les plus hermétiques de la République, il possède une connaissance intime des rouages du pouvoir camerounais, sans pour autant porter le bilan des crises sociales et économiques récentes.

5. Le pont générationnel : À une époque où la jeunesse camerounaise réclame un renouvellement de la classe politique, sa relative jeunesse et son profil d'entrepreneur moderne contrastent avec la gérontocratie actuelle, offrant une transition douce vers une gouvernance plus connectée aux réalités du XXIe siècle.

Qu'on le déplore ou qu'on le célèbre, Franck Biya n'est plus seulement un nom, c'est une option politique concrète. Sa nomination potentielle à la vice-présidence ne serait pas le début d'une monarchisation, mais le choix pragmatique de la survie de l'État. Reste à savoir si le peuple camerounais est prêt à valider ce scénario de la continuité.

Par Louis Bayard Fotso

Source: www.camerounweb.com